Une psychotique chez les névrosés

Vous êtes vous déjà demander ce que vivait les fous dans un monde qui ne leur ressemble pas. Alors bienvenue dans mes délires et mes souvenirs. Et parce que parfois, les fous passent inaperçus et ont un métier, ils leur arrivent d'avoir un point de vue su

22 novembre 2009

Le tricot

J'expérimente depuis peu ce nouveau médiateur. Il est très intéressant à mon sens tant au niveau pratique que symbolique. Le tricot parle de fil qui est noué et qui forme un tissu, un vêtement, une apparence. En filigrane, il y a la vie rêvée, la vie réelle, les relations avec les autres. Nous avons tous l'image de ces femmes qui papotent en tricotant. Et bien je ne sais pas si c'est la valeur symbolique du tricot ou quoi mais mettez deux personnes qui ne savent pas tricoter et apprenez leur à tricoter en même temps et elles se mettent à parler de leur vie, de ce qu'elles auraient voulus faire, de leurs proches.
Le tricot est peu limitant tant au niveau des matières que des couleurs, des formes et des effets. De l'écharpe uni à la robe jacquart en passant par le bonnet rayé, les modèles sont nombreux. Pour ceux dont le budget est limité, les modèles (hors collection en cours) de Bergère de France sont gratuits, de même que les collections Drop (marque de tricot norvégienne). Si vraiment, il manque un modèle, de nombreux blogs peremettent de trouver son bonheur avec une simple recherche.

Avantage :
- Vaste choix de modèles et d'objets à réaliser
- Support invitant à la communication

Inconvénient :
- très marqué féminin (bien que certains hommes tricotent depuis très longtemps)
- rapidement onéreux en fonctions des laines
- risques d'échec (erreur de taille, fils tirés ...)

Posté par Psychotique à 18:55 - Médiateurs et matières - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 octobre 2009

Annie, te souviens-tu... qu'il faut bien vivre

Je vient de finir Annie te souviens-tu de Léo Bardon. On me l'avait recommander pour l'image de la maladie d'Alzheimer et de l'accompagnement par les proches qu'il véhicule. Personnellement, je ne connaît pas Annie Girardot. Je vais assez peu au cinéma et n'ai pas de télévision. Du coups, je suis assez peu sensible au coté people et biographique du livre. Cette femme est pour moi juste une femme touché par une maladie qui fait parti de mon quotidien. L'écriture du livre est assez sensible et se lit facilement même s'il suinte littéralement de violence et de souffrance.

Au delà du témoignage personnel, Mr Bardon parle très bien de la maladie et du quotidien qu'elle engendre. Pour participer à des réunions de soutien de familles, je connaît leur surprise par rapport "aux restes", à ses capacités qui persistent malgré tout. C'est superbement bien décrit avec cette différentiation de Annie, femme malade diminuée et de Girardot, l'étonnante et magnifique actrice qui parvient malgré tout à exister. Malgré tout, je crois que cette schyze pause tout de même le problème du rapport à la personne et à sa maladie, de cette incapacité récurrente des familles de reconnaître leur proche dans leur globalité mais aussi dans leur évolution. La maladie est perçu comme un monstre qui mange peu à peu les capacités des personnes qu'elle touche. En tant que professionnel, je comprend la nécessité d'amener l'entourage à voir différemment la personne, non pas à travers une somme d'incapacité mais comme une personne, une personnalité, des émotions au delà des souvenirs. J'encourage souvent les familles à sortir, à organiser des évènements particuliers pour leur proche malade. La lecture de ce livre m'a permis de conceptualiser quelques chose que je ne faisait que sentir. Notre rôle en tant qu'accompagnant est de parvenir à changer la temporalité des proches. Il faut les sortir de ce "Ah, mais si vous saviez comme elle était intelligente et sensible avant" pour aller vers le "Je suis heureux d'être avec toi parce que je voit ton plaisir immédiat" et donc passer de la remémoration perpétuelle du passé comme grille d'analyse du présent au vécu du présent.
Je croit au vertu de la parabole et vais donc illustrer cela par un exemple récent. Une de nos résidentes vient des pays de l'est. Elle est arrivée avec ses maîtres russes blancs et n'a jamais eu d'enfant. elle a cependant une jeune soeur décédé depuis quelques années mais qu'elle a réussit à faire venir avec elle pour qu'elle reçoive une bonne éducation. Sa soeur a eu trois enfants qu'elle a élevés dans le respect de cette tante qui leur a appris les bonnes manières et qui les emmenaient dans les plus grand restaurant malgré sa paye modeste pour qu'ils soient à l'aise dans tous les milieux. Lorsque je suis arrivée, j'ai rencontré l'un des neveux qui me faisait part de sa détresse de voir sa tante mangé avec ses doigts et surtout mangé en texture mixé. Je sentais que quelque chose n'allait pas dans l'esprit et dans le désir de cette famille. Alors j'ai pris le temps de parler avec lui et finalement est venu Le problème. Tous les ans, le jour de l'anniversaire de cette vieille dame, toute la famille se retrouve dans un grand restaurant pour fêtez cette femme. Et il ne voyait pas comment cette année, ils allaient pouvoir faire et avaient l'impression que cela n'aurait pas de sens. Alors je lui ai répondu que sur le principe, manger un tartare et une purée dans un restaurant proche étaient tout à fait possible. Il m'a regarder surpris et m'a dit "Mais pourquoi?" Et bien simplement parce que c'est un moment émotionnellement fort et que je suis sûre que voir sa famille va faire plaisir à cette résidente. Alors à force de discussion et d'accompagnement, ils ont organiser ce déjeuner dans un restaurant. Et ils sont revenu transfigurer. Par la joie de leur tante, par leur joie de l'avoir auprès d'eux, par le vécu du moment présent sans arrière pensée.

Ce livre m'a replongé dans cette histoire dans ce sentiment d'accomplissement que l'équipe a ressenti cet après midi là. Nous, soignants, ne somme pas là pour rien. L'accompagnement est un métier, une sensibilité particulière. Certes par amour, un ami, une femme, un mari, un enfant peut accompagner une personne malade. Mais il se détruit au passage et ce livre brûle de cette destruction sous-jacente. Je croit qu'être soignant accompagnant, c'est de sentir cette détresse et de la remplacer par autre chose, si possible par de l'espoir mais plus humainement par des instants de joie justement pour stopper cette destruction et pauser les bases de la résilience de la famille toute entière mais aussi de chacun de ses membres. Je crois que c'est aussi une histoire culturelle. L'idée de la défaillance, de la perte, de ne pas être au top est insupportable dans notre société de la performance, du culte du corps, du culte de soi. Le soignant accompagnant est donc une sorte de gourou. Celui qui fait passer du monde réel au monde des esprits, du spirituel, de la sagesse universelle de l'instant. Gourou peut sembler brutale mais je le maintient. La plupart des soignants accompagnants sont de très bons professionnels et sont donc des gourous au sens noble que l'on peut encore retrouver dans certaines cultures majoritairement africaine. Et puis il y a les autres qui se partagent entre les gourous charlatans qui brassent du vent et ne changent rien et ceux qui plus dangereusement deviennent excluant et exclusif, presque sectaire, comme s'il n'y avait qu'eux qui comprenait vraiment et que leur savoir ne peut être partagé. Etre un véritable soignant accompagnant est un équilibre justement entre le soin véritablement (maintien des acquis, prévention des chutes, entretien ostéo-articulaire, ... bref le coté technique) et l'accompagnement (soutien des familles, faire plaisir, ... le coté humain). Et donc d'être le bon gourou, celui qui est profondément humain mais aussi plus que cela et qui sait comment faire.

J'ai dévorer litérallement ce livre et je compte bien le faire découvrir à mon entourage. Parce que je crois que la souffrance qu'il véhicule peut être une formidavle base de réflexion, à la fois pour ceux qui vivent l'accompagnement de leur proche mais aussi pour ceux qui travaillent auprès des personnes ouffrant de cette pathologie. Pour voir au delà, pour se poser des questions. Parce que ce livre est tellement brut qu'il est indigeste autrement.

Posté par Psychotique à 18:32 - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 octobre 2009

La voix

Elle attend. La froid est piquant et elle relève légèrement son col. Elle a toujours ce manteau qu'elle a mis une journée à acheter. Ce manteau chaud qui lui a tant servit certains matins. C'est l'une des rares fois où elle a passer autant de temps à chercher la perle rare dans les magasins. Habituellement, elle achète ses vêtements par coups de coeur mais surtout par obligation. Il suffit qu'elle regarde un vêtement pour l'acheter. Mais cette fois-ci, elle a pris son temps, fait des essais. Elle voulait un manteau mi-long, peu salissant, protégeant du vent, à la fois chaud et léger. Pour une fois, le vêtement avait une fonction autre que d'être une extension visible de son humeur. Elle le voulait pour certaines activités, pas forcément pour tous les jours. Et puis finalement, peu à peu elle l'a adopté. Et elle l'a conserver.
Il est en retard comme toujours. Alors elle attend. Elle est venu plus tard que ce qu'il lui avait dit mais cela n'a pas suffit. Elle a été surprise d'entendre sa voix au téléphone. Il faut dire que les ponts ont rapidement été coupé. Elle n'a jamais été doué pour maintenir les liens. Ni pour les établir d'ailleurs. Son départ a été largement prévu. A vrai dire, sa décision était pris plus de quatre mois avant. Elle n'a pas lâché pour autant et à terminer sa dernière mission sur une belle réussite. Mais le reste leur appartenaient. Et puis elle est parti dans la discrétion, elle n'aurait pas supporter autre chose. Un midi, un restaurant entre copain, une discussion passionnée comme d'habitude et puis c'était les vacances. Et il n'y a jamais eu de rentrée. Quelques texto pour des activités annexes et quelques mots échangés dans d'autres contextes. Alors ce coups de fil et ce rendez vous ont été plus qu'une surprise. Mais elle a accepté avec plaisir. Elle a toujours aimer ces moments un peu particulier, un peu en dehors du temps quand la discussion s'enflamme sans colère mais plein de passion.
Les feuilles commencent à peine à tomber. Le soleil brille de toutes ses forces mais sa chaleur est vite dissipé par le vent du nord. Enfin il arrive de son pas tranquille, comme si le temps ne comptait pas. Elle lui sourit et le salut gaiement. Il l'entraîne dans une de ses adresses dont il a le secret. Un endroit chaleureux et discret où les serveurs le reconnaissent et sont au petit soin pour lui. Dans son genre, c'est une célébrité. Il est le spécialistes des dossiers complexes, l'homme qui démêlent le fil des existences et repère le point qui fait que les choses se débloquent et prennent un tour positif. Alors forcément, depuis le temps, son réseau s'est développer. Elle lui donne des ses nouvelles, comme d'habitude, il élude mais elle sait qu'il va bien. Il est détendu, affable, présent dans l'instant. Alors elle sait que rien ne le préoccupe.
Et puis soudain, maladroitement, il aborde LE sujet, celui qui leur a toujours posé problème. Il lui dit son admiration pour son parcours, pour ses progrès qu'il a senti et vu. Mais ça elle le sait même si ils n'ont jamais abordés directement le sujet. Il en a discuté avec d'autre qui lui ont rapporté certaines choses. Elle n'est pas d'accord avec lui. Mais si elle ne comprend pas ses réactions, elle appris à les respecter et à ne pas commenter. Elle se demande où il veut en venir même si elle le pressent. Il a juste besoin de temps, de se décider à aborder frontalement la question. Elle devine que le problême s'est reposer mais dans quelle limite, elle ne sait pas. Alors elle le laisse venir. Enfin il met les pieds dans le plat. Il connaît quelqu'un qui est comme elle. Alors il veut savoir. A quoi s'en tenir, quel sera l'avenir, comment s'y prendre, comment en parler... Mais elle n'a pas de réponses. Elle sait qu'elle n'est pas un cas général. Alors doucement, elle lui explique. Il doit accepter l'inacceptable. Ne pas savoir à quoi s'attendre est une des choses les plus difficiles pour un être humain. Mais c'est le coeur de cette maladie. La seule chose qu'elle peut lui dire c'est de s'accrocher. Ils ont réussit avec elle. Peut-être qu'ils n'y arriveront pas une deuxième fois. Mais si ils n'essaient pas, ils ne sauront jamais. Elle a beaucoups réfléchit. Elle pense que c'est leur façon de ne pas vraiment savoir, de ne pas faire de différences mais en même temps de reprendre, de s'adapter sans en avoir l'air, de changer le plan initial qui de toute façon n'est jamais suivi. Mais elle sent que ses réponses tombent à coté, que c'est plus personnel. Mais là elle n'a pas de réponses. Elle ne sait pas comment faire, elle n'est pas vraiment la mieux placée pour savoir comment les autres la supportent. Mais lui a surement la réponse.
Quelques heures et quelques sujets plus tard, ils se séparent. Elle repart rêveuse. La maladie, quelque qu'en soit la forme et les expressions, est un mystère quotidien. Elle sait qu'elle a de la chance. Elle a une vie presque normale, en "milieu ordinaire" selon l'expression consacrée mais elle ne sait pas de quoi demain sera fait. Mais elle a accepté. Accepter que la vie est précaire, que nul ne sait jamais de quoi sera fait le lendemain. Peut-être un peu plus dans certains cas. Mais cela ne l'empêche pas de faire des projets, de se projeter. Simplement elle se projete toujours dans plusieurs voies. Elle n'a jamais un seul projet en cours. La plupart resteront des idées mais rien de plus. C'est sa voie, son équilibre. Etre partout et nul part à la fois. Réver sa vie afin de la vivre.

Posté par Psychotique à 17:56 - EVNI (Ecrit Volant Non Identifié) - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 octobre 2009

De Venir

Il y a longtemps, j'évoquais mon impossibilité au sortir de l'école d'être ergothérapeute. Je pensait ne jamais y arriver.
Mais la vie est souvent imprévisible. Durant la seconde partie de mes études, j'ai eu besoin d'argent et donc de travailler. Malgré mon diplôme d'ergothérapeute, j'ai continué à utiliser les emplois traditionnels des étudiants (chaîne de restauration, caissier, femme de ménage, ...) et puis un jour, sans que je puisse l'expliquer, j'ai décider de prendre un poste d'ergothérapeute en gériatrie. J'ai répondu à une annonce unique et j'ai du faire le pire entretien d'embauche de ma vie, comme si je ne souhaitais pas complètement être ergothérapeute. Mais étant la seule postulante, j'ai eu ce poste au sein d'une petite équipe d'ergothérapeute. Mais dès mon premier jour, la transition était fini. J'ai été rapidement apprécié. Et à la fin de mon contrat, j'ai eu la surprise de me voir proposer une prolongation définitive. Mais j'ai choisi de partir. Depuis je travail en temps qu'ergothérapeute à gauche à droite mais toujours en gériatrie. Actuellement, je suis dans une maison de retraite d'une centaine de lit pour encore quelques mois.
Mon epxérience m'a appris une chose. Savoir être ne s'apprend pas. Ca vient ou pas. Parfois c'est naturel, d'autre fois, ça vient durant les études ou plus tard. Il suffit juste de comprendre la différence entre accompagner, soigner et réparer. Je ne sait toujours pas soigner et je ne le saurais probablement jamais. Mais le métier d'ergothérapeute est vaste et de nombreux postes mettent en avant l'accompagnement alors maitenant je suis ergothérapeute.

Posté par Psychotique à 15:13 - L'hopital, cet univers impitoyable - Commentaires [1] - Permalien [#]

09 octobre 2009

Etonnement

Plus de deux ans...
C'est le temps passé depuis mon dernier message. Et pourtant, je m'aperçoit par hasard et avec stupéfaction que de nouveaux commentaires date d'il y a quelques mois. Certains sont même de vrais invitations à la discussion. Mais soyons clair. Je n'ai jamais parlé de mon traitement ici, ni même mis un mot plus général qui "psychotique" sur ce qui m'arrive et ce qui m'est arrivé. C'est volontaire. Je n'ai jamais conçu cet espace comme une thérapie. Juste comme une respiration, un espace de liberté ou je pouvais "lâcher" tous ce que je ne voulais pas qu'on interprète et qu'on dissèque. Chacun son usage des divers espaces de médiation. Certains tiennent grâce à leur blog puisqu'ils ne tiennent un blog. Moi je déverse. Cet endroit est un dépotoir psychique. Peut-être qu'il peut paraître beau à certain mais ce n'est ni le but ni même l'intérêt.

Plus de deux ans...
Pourquoi revenir alors? Parce que durant ce temps, je n'ai pas cesser d'écrire. J'ai juste écrit ailleurs parce que les circonstances étaient différentes, parce que ma vvie étaient différente et parce que la conception que je me faisait de ce lieux ne s'y prétaient pas. Mais ma vie a continuer à évoluer tout comme mois et aujourd'hui, je revient ici.

Plus de deux ans... Comme le temps passe et ressasse.

Et une dernière précision : je ne suis pas médecin, omnisciente ou médium. Je ne guérit pas même dans mon travail. Je ne diagnostique pas ni dans mon travail et surtout pas à distance. Je ne témoigne pas, je m'exprime. Je répond éventuellement aux questions d'ordre générale. Pour le reste, c'est votre médecin traitant qu'il faut aller voir. Vous pouvez aussi regarder l'exellent Magazine de la santé sur France 5 à 13h30 ou envoyer vos questions à Allo docteur sur la même chaîne juste après l'émission précité. Mais n'attendez pas de moi que je vous conseille tel ou tel médicament, que je vous oriente vers qui que ce soit ou même que je vous rassure. Les commentaires restent cependant libre tant qu'ils sont conforme à la loi française. Inutile de citer le premier amendement de la constitution si l'un de vos commentaires est modéré. Je vis en France donc j'applique ces lois.

Enfin un point technique. Cet espace n'est pas un forum ou un tchat. C'est un blog.
Un blog, c'est un site où une ou plusieurs personnes (les auteurs) publient des billets, des notes, des textes, des recettes ou que sais-je encore. Les internautes peuvent éventuellement les commenter mais ils ne peuvent prendre l'initiative d'un nouveau sujet. C'est donc une dictature (Je parle de ce que je veux comme je veux et au mieux vous pouvez protester si je ne supprime pas vos protestations).
Un forum est un site où tous ceux qui passent peuvent s'exprimer sur un même pied d'égalité. Ils peuvent créer un nouveau sujet, répondre à d'autre. Bref, tous le monde à plus ou moins le même statut. C'est plus une oligarchie avec les modérateurs qui décident des règles et les autres qui s'y conforment.
Un tchat, c'est un instantané. Tous le monde y dit ce qu'il veux comme il veux mais comme il n'a pas le temps de lire toutes les contributions des autres, ça vire vite au brouhaha. Bref, c'est une discussion de salle d'attente, quand tous le monde est exédé et se met à parler avec les inconnus dans la même galère que lui.

Posté par Psychotique à 17:46 - Brèves et annonces - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 juin 2007

La vie en rose

Le jardin est beau. Les plantes sont bien alignées et l'arrosage ne manque pas. Il y a bien quelques pieds malingres mais c'est plus qu'ils sont étouffés par le développement de leur voisin qu'autre chose. Un bouton de rose pousse et grandit. Veiller par ses voisines plus âgées, le voici qui commence à s'ouvrir. Il est heureux. Le soleil réchauffe sa sève et le babille de ses voisines lui semblent si délicieux. Il écoute le monde. Les orages, il y en a bien mais loin si loin. Tout comme la grêle, ils ont désertés ce jardin qui pourtant se morfond d'une certaines époques où ils n'en étaient pas absent. Mais le jeune bouton n'écoute pas ce discours. Il n'a pas vraiment idée de ce que peut-être un orage mais il ne voit pas trop comment quiconque peut regretter la destruction. Alors qu'il va pour sortir sa première pétale, le drame s'empare de sa vie. Sa pétale est tachée, souillée par un insecte qui en fait son repas. Alors, effrayée il pleure et se lamente.

« Mes soeurs, je suis atteint. La maladie me frappe. Que vais-je pouvoir faire? »

Les roses ouvertes et les autres boutons sont ennuyés. La mort et la maladie ne font pas vraiment partie de leur sujets de conversation. Mais une très vieille, si vieille qu'il ne lui reste que quelques pétales un peu flétris lui répond.

« Que faire? Mais faire ce que tous les autres font. Vivre, tout simplement. Que pourrais-tu bien faire d'autre?

- Oui mais toi parce exemple quand tu mourra, tu donnera un fruit. Mais moi, si je meure maintenant, que laisserais-je derrière moi?
-Ton souvenir mon enfant, ton souvenir. Et tous les sourires, toutes les joies que tu auras apporter aux autres fleurs de ton entourage. La vie est un cadeau. Et ce premier cadeau n'est pas que pour toi. Il est aussi destinée à tes frères, tes soeurs et toutes ta familles. Le simple fait d'apparaître rempli le coeur de tes voisines de joie.
-Bien sur, je continuerai à exister dans le souvenir des mes amies mais quand même. Ma branche s'est privée de feuille pour pouvoir m'alimenter en sève. Et je ne serait jamais utile.
- La vie est un cadeau, pas une dette. La sève que tu consommes pourrais effectivement aller à quelqu'un d'autre mais c'est à toi d'en faire quelque chose. N'as-tu donc pas encore compris, que vivre et donner de la joie est le plus important. Et garde espoir. Parfois la maladie s'en va. Tout le monde meurt un jour accepte le et tu n'en vivra que mieux. »

Le jeune bouton, si jeune entrevis la sagesse de cette si vieille fleur qu'il plaignait jusqu'à maintenant. Avec son air dégindé et son absence de parfum, il n'avait jamais penser qu'elle puisse être encore vivante et il la plaignait pour le poids de son âge. Et voilà qu'elle était la seule à posséder les mots. Alors il se mit à l'admirer et par là même, il admira toutes les fleurs, tous les boutons et toutes les autres plantes même les plus rachitique. Chacune possédait la vraie beauté, celle de la vie, celle de l'espoir. Et il appris le sens de la vie et de l'espoir. La vie n'est rien sans la mort. Comme la santé n'est rien sans la maladie ou la beauté sans la laideur. Mais finalement chacun porte en lui l'espoir et pour le trouver, il faut lever le voile que beaucoup place sur la mort. C'est en acceptant sa propre mort que finalement le bouton compris. Sa maladie n'y changeait rien, il restait vivant. Avec tous les devoirs et les choix qu'un vivant peut avoir. Et le bouton compris que le temps n'était qu'une illusion, seul comptais les choix et les espoirs. Alors il choisit de garder ses grands espoirs et suivit la route, celle qu'il s'était tracé avant cette première pétale. Peut-être qu'il n'arriverais pas au bout mais au moins il y aurait fait quelque pas et chacun de ses pas le rendais heureux. Apaisé, le bouton revint dans les conversations. Il n'oublia pas, non, il le garda en lui pas comme un secrêt, mais comme toutes les autres étapes qui avaient déjà émaillé sa vie.

Posté par Psychotique à 12:17 - EVNI (Ecrit Volant Non Identifié) - Commentaires [2] - Permalien [#]

07 juin 2007

Indemintés de stages

Les ergothérapeutes ont acquis une victoire dont la portée est franchement symbolique. A partir de l'année prochaine, les étudiants ergothérapeutes toucheront des indmnités de stages dont le montant reste de l'ordre de l'obole. Certes c'est une victoire parce qu'il n'est pas permis de cracher sur une avancée fût-ce un frémissement d'orteil. Mais au delàdu montant, il reste les méthodes.
depuis des années, un certain nombre de mouvements de jeunesse se bat pour une réglementation des stages. Pas des stages de tel ou telle catégorie sociaux professionnel, mais de tout les stages. A la suite du mouvement contre le CPE, le gouvernement précédent (dont la plupart sont restés au pouvoir) avait adopter en fanfare une charte des stages qui étaient sencés imposer à toutes entreprises de payer ses stagiaires au moins 30% du Smic. La logique aurait voulu que tous les stagiaires des entreprises publiques en bénéficient également. Alors pourquoi se vanter d'une grande victoire des ergothérapeutes alors qu'elle existait déjà et que finallement, c'est une reculade en terme pécunier? Mais vu depuis le corporatisme, un étudiant ergothérapeute n'est pas un étudiant comme les autres. Il est imperméables aux droits étudiants les plus banals. Et vu de cette fenêtre, cette charte n'existe pas et du coups la portée de la victoire augmentent.
J'aimerais que les ergothérapeutes apprennent les leçons du passés. Eux qui dans leur jeunesse ont souffert du corporatisme des kinésithérapeutes, des infirmières et des psychomotriciens ont veillis dans les mêmes schémas que ceux qui les combattaient autrefois. Quand je vois, sur les listes de diffusion de professionnels, des empoignandes et des phrases virulentes à l'égards de ces horribles kinés, infirmières, et je ne sais quoi encore qui empiètent sur "notre" territoire, je me dit que vraiment la mémoire est courte. je me souvient d'avoir eu des professeurs kinés et ergos qui s'étaient battus chacun dans leur coin, pour ou contre l'ergothérapie. Mais en quelques années, tout cela a été balayés par un retour d'un corporatisme acérés.
J'aimerait voire tous les ergothérapeutes qui ont défilés il y a quelques mois dans la manifestation du 14 juin. Certes elle est appellé par les syndicats d'infirmiers mais la revendications est la même. Equivalence bac+3 pour le DE. Ce slogan n'a-t-il pas un doux parfum de connu et de ressacé. J'aimerais que les ergothérapeutes comprennent que la reconnaissance des infirmières ne se fera pas contre eux. J'aimerais que tous les hospitaliers arrêtent de se tirer dans les pattes en hurlant "reconnaissance". J'aimerais que la réussites des infirmières ne soit pas l'objet d'une jalousie puérile mais d'un formidable élan, comme un premier pas vers la reconnaissance de tous les DE paramédicaux à bac +3.
Mais je sais que ce rêve, je suis quasiment l'une des seuls à la partager. Mais pour rêver, il n'est pas nécessaire d'être en meute. Alors moi je le ferait. Comme la dernière fois, je serait au coté des infirmières avec ma blouse et mon petit panneau "reconnaissance bac +3 pour tous les De paramédicaux". Parce que mon petit panneau, perdu au milieu des 2500 autres, a suscité pas mal de questions et j'éspère que mes réponses finniront pas germé. Je suis fière d'être ergothérapeute c'est certain mais quand je refuse de donner mais proffession en me revandiquant "paramédicale en lutte", au moins ça fait jaser. Et si seulement trois infirmières comprennent le message, ça risque de doubler la population qui le portent.

Posté par Psychotique à 12:03 - Les luttes, les victoires - Commentaires [3] - Permalien [#]

17 avril 2007

Un ordre, désordre?

L'ordre des infirmières vient juste d'être créer. L'ordre des kinésithérapeutes devrait suivre. Mais est-ce vraiment une avancée? Le but de cette création est de permettre la reconnaissance des professions concernés en améliorant leur visibilité et en unifiant les différents interlocuteurs. Mais l'histoire nous enseigne que les ordres sont une inventions relativement récente et toujours critiquée. Alors quelle avancée pour les ergothérapeutes?

L'ordre des médecins n'a pas toujours exister. C'est même une invention plutôt récente par rapport à la profession. L'histoire commence par une idée sous la Révolution Française. Celle-ci a supprimée les corporations professionnelles parce qu'elles étaient tenus par les nobles pour asservir la bourgeoisie et  le tiers état. Pour le replacer et pour faire le tri entre les charlatans et les véritables médecins, l'idée est venu de créer un ordre des médecins. Mais celui-ci n'a jamais vraiment exister, sans structuration national et sans règle clairement établis. Et puis est venu l'occupation sous la seconde guerre mondiale. L'occupant allemand avait besoin d'un relais pour appliquer les lois anti-juive. La France de Pétain a donc créé un ordre des médecins qui servaient principalement à repérer, dénoncer et exclure les médecins juifs. Cependant, un acte de résistance timoré a eu lieu quelques jours après le débarquement en refusant la levée du secret médical exigée par les allemands. Ce premier ordre sera dissous par De Gaulle après la libération. Un second ordre des médecins fut créé en 1945 par le gouvernement de la République, de manière à veiller "au maintien des principes de moralité, de probité et de dévouement indispensables à l'exercice de la médecine". Bref, une sorte de purge à la suite de la libération et de la coopération quelque peu active de certain médecins. Il est structuré à la fois au niveau fédéral et au niveau national. Il a à la fois un rôle de conseil aux pouvoirs publiques pour tous ce qui est des questions de santé et d'organisation des servies de santé, ainsi qu'un rôle de régulation de ses propres ouailles. L'adhésion à l'ordre des médecins est obligatoire pour tous ceux au contact des malades sauf pour les médecins des armées. Il est souvent critiqué en interne comme en externe. En interne, d'abord, pour son manque de transparence dans son exercice de la démocratie notamment sur le fait qu'il n'y a pas de programme mais également parce qu'elle fixe elle-même les règles qu'elle est censé faire respecter. Habituellement, en droit français, l'autorité législative est distincte de l'autorité judiciaire. C'est relativement logique pour une question d'indépendance. Les règles ne peuvent pas  être interprété par ceux qui les écrivent puisque dans ce cas, il ne sert à rien de les écrire. Il suffit de les faire suffisamment vague pour pouvoir les interprété en fonction des besoins et le tour et joué. En externe, l'ordre des médecins est souvent taxés de corporatisme, préférant sanctionné des affaires médiatiques sur des questions de société plutôt que des erreurs médicales manifestes.

 

Cet ordre des médecins a également sous son autorité toutes les professions paramédicales réglementées. La création d'ordre indépendant pour chaque profession répond donc à une nécessaire prise d'indépendance. Parce que les pratiques ont évolués et que contrairement au siècle précédent, une infirmière ne travaille pas forcément sous les ordres directs d'un médecin mais parfois simplement à travers une ordonnance. Il en va de même pour toutes les professions où se développe le libéral. Puisqu'il n'y a plus de médecins directement sur les lieux, certains pensent que la tentation de « mal faire » serait plus grande. Puisque les paramédicaux ne sont plus surveiller par les médecins, il faut qu'ils « grandissent » et prennent en charge eux même la discipline dans leur rang. C'est donc une autonomisation de l'ordre de l'émancipation et de la maturité de la profession. Mais comme en terme éducationnelle, il faut que les parents apprennent de leurs erreurs et qu'ils évitent de pousser leur progéniture à faire les mêmes. La mise en place des ordres paramédicaux auraient pu être le moment privilégié pour « refonder » l'ordre des médecins et tiré les leçons du passé. Mais il ne semble pas que de soit ce qui se passe.
J'ai eu quelques échos des kinésithérapeutes. La cotisation raisonnable dans les premiers moment serait devenu exorbitante, de l'ordre de plusieurs centaines d'euros. Il semble que quelques-uns aient eu l'idée que puisque la cotisation était obligatoire, il n'était pas forcément nécessaire de s'embêter sur le prix et que le budget pouvait être largement supérieur pour une meilleure promotion de la profession. Ce raisonnement n'est semble-t-il pas du goût de tous le monde puisqu'il semblerait bien qu'une rébellion se prépare à coup de refus massif d'affiliation. Et je les comprend. Vu de cet angle, ça ressemble furieusement à du racket.
Certains arguments avancés par les infirmières sont aussi très particuliers. Le premier d'entre eux et que l'on va enfin savoir exactement combien il y a d'infirmière libérale en France et où elle exerce. Sur ce point, je me souvient d'une loi qui dit que tous professionnel paramédical travaillant dans un établissement ou non doit se déclarer auprès de la préfecture. C'est obligatoire pour ne pas faire de l'exercice illégale de profession paramédicale. Alors je sais que chez les ergothérapeutes, cette déclaration n'est pas toujours faite et il est probable que ce soit pareil chez les autres paramédicaux. Mais faut-il faire une deuxième loi parce qu'une première n'est pas appliquer? Ou faut-il au contraire d'abord réfléchir au pourquoi du comment? Pourquoi les paramédicaux ne vont-ils pas s'inscrire? C'est la vraie question complètement éluder par la mise en place de ces ordres. Est-ce parce que les sanctions ne sont pas à la hauteur. Je ne croit pas. Parce que nous sommes tous des adultes. Parce que nous nous sommes tous impliqués dans notre métier et que la politique du bâton n'est pas toujours la solution. Alors pourquoi rendre cette inscription payante en plus d'obligatoire. N'aura-t-il pas été plus simple de mettre en place une procédure qui ne nécessite pas de se déplacer physiquement jusqu'à la préfecture?
Le deuxième argument avancée par les infirmières est que certaine branche ne sont pas représentée dans les institutions et qu'il y a beaucoup trop d'interlocuteur avec une voix différentes voire carrément brouillés car non spécifique. Je n'aborderait pas le dernier argument, celui qui dit que les grandes centrales sont trop éloignés du monde pour être efficace parce que je n'y croit pas mais ce sera l'occasion d'un autre billet. L'unification est une bonne chose mais si elle est conduite de façon démocratique. Il est nécessaire que les pratiques émergentes puissent s'exprimer aussi pour continuer sur leur lancée de développement. Et il est également nécessaire que les pratiques marginales soient respectées même si visiblement elles vont le rester. Un organisme unitaire n'est pas là pour étouffer les plus petits et négocier au nom du plus grand nombre mais pour respecter les spécificités de chacun et ne pas sacrifier certains sous prétextes qu'ils sont peu nombreux. C'est pour cela que la démocratie doit être rendu beaucoup plus transparente que dans l'ordre des médecins. A la fois pour que le public puisse s'y retrouver mais aussi pour garantir à chacun d'avoir un interlocuteur vers qui se tourner et qui puisse faire remonter efficacement les problèmes au plus haut niveau.
Le dernier point que je souhaiterais aborder est la notion de reconnaissance par le grand public. Il ne me semble pas qu'il soit mauvais quelque soit la profession. Certes ces métiers sont souvent jugés difficile, fatigant, sous rémunéré mais jamais je n'ai entendu qu'elles étaient un repaire d'incompétent, fainéants, seulement attirés par le profit. Certes pour un certain nombre de profession dont les ergothérapeutes, le nom même est inconnu mais la solution passe-t-elle par une institution qu'il ne connaîtront pas plus? Je ne croit pas non plus qu'elle passera par des affiche quatre par trois en pleine rue mais il y a une marge entre les deux.

Alors pour ou contre les ordres? Cette question est beaucoup trop complexe pour être répondu par oui ou non. Je suis contre un ordre des ergothérapeutes sur le modèle des médecins. Ce n'est pas une émancipation de la tutelle médicale, c'est au contraire une extension en imposant une organisation unique sur le modèle du plus fort. Mais qu'il soit nécessaire d'offrir un interlocuteur unique et démocratiquement gérée par l'ensemble des professionnels me semble être une nécessité. Parce que tous simplement, les intéressés sont souvent les plus aptes à savoir ce qui pourrait être bon pour eux.

Posté par Psychotique à 15:49 - Les luttes, les victoires - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 mars 2007

ConPassion

A chaque décès, la même question entétante. Comment parler et pour dire quoi?
Oui évidement que sa mort me touche. Oui évidement que je suis triste. Oui évidement qu'il va me manquer. Oui évidement que je ne sait pas quoi faire?
Mais que répondre? Je voudrais hurler, je voudrais pleurer mais je voudrais surtout que le téléphone sonne et que quelqu'un, n'importe qui, me dise qu'il y a eu une erreure, que c'est son voisin qui est mort et pas lui, qu'ils sont désolé, que c'est une énorme méprise. Mais il ne sonne pas.
Alors, je fais comme si de rien n'était. Je vais en cours, je fais ce que j'avais prévu avant, je vais prendre mon café à la machine avec mes autres comme à tous les cours, je parle présidentiel comme souvent. Mais il y a une chose qui diffère. Aujourd'hui si je surveille mon téléphone, c'est parce que j'attend une date, celle de son enterrement. Il est certain que j'irai, la question ne se pose même pas. Il pourrait y avoir une bombe nucléaire sur Paris que j'irai quand même. Parce que c'est lui l'homme que j'admire le plus. Parce qu'il a eu ce courage, celui de résister, de metre sa vie en danger pour des gens qu"il ne connaissait pas. Parce qu'il a eu aussi cette dignité de se battre contre les lynchages quel qu'ai été le crime commis. Parce qu'il a cette humilité de toujours refuser le titre de héros. Parce qu'il a eu cette simplicité de me raconter sa vie comme une récompense pour avoir trouver "sa" voix. Parce qu'il lui a toujours suffit d'un regard pour me faire entendre sa fierté. Parce qu'il n'a jamais cru au déterminisme qu'il soit social, médical ou scolaire. Parce que dans ma vie, il a pris la place de ce grand père parti trop tôt. Parce qu'il m'a permis de prendre cette route sans douter. Parce qu'il me suffira de penser à lui pour savoir quoi faire. Parce qu'il me suffira de vouloir l'imiter pour être dans le bon chemin. Parce qu'il est mon modèle et que ça ne s'explique pas.
Je surprend parce que je fais dans l'humour parce que c'est le seul moyen d'expression que je maitrise encore quand l'émotion devient intense. Je surprend parce que je n'ai jamais été aussi efficace qu'aujourd'hui. Je surprend parce qu'au delà des mots, il reste les actes. Parce que le monde ne se résume pas à une seule vie. Parce qu'il n'aurait pas supporter que pour lui, je m'arrête. Parce que ce billet est déjà bien plus qu'il n'en aurait supporter.

Et parce que de toute façon, je ne sait toujours pas quoi répondre... si ce n'est quelque banalité

Posté par Psychotique à 22:50 - Brèves et annonces - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 mars 2007

Retour en ouverure

Il y a bien longtemps que je n'ai plus écrit ici. Peut-être parce qu'il me semble aussi qu'il y a bien longtemps que je ne suis plus étudiante ergothérapeute. Mais il y a quelques temps, j'ai suivi avec intérêt une mobilisation des mes ex-condisciple. J'y serait certainement aller si je n'avait pas eu d'autres impératifs. Peut-être que c'est mieux ainsi parce que je me serait certainement énervé sur cette position que je ne partage pas.

Mais d'un autre coté, je suis fière et contente que les ergothérapeutes se mobilisent enfin. Même si ce n'est pas dans les cadres et avec les armes que j'aurai souhaité, c'est déjà un premier pas et dans ce genre de situation, le premier pas est souvent le plus difficile. Mais si le premier est fait, c'est le nombre et la force des suivants qui compte. Parce qu'un coups de tonnerre dans un ciel grisâtre n'annonce pas forcément un orage, il faut encore que le déluge s'abatte.

Alors pour une fois, ce lieu sera tourné vers l'extérieur, vers le mouvement des étudiants ergothérapeutes sans que j'y participe. Alors à ceux qui ne me trouverait pas objective dans mes considérations je ne répondrait qu'une seule chose. Ce blog à toujours été un espace personnel et les positions qui y sont prises n'engagent que leurs auteurs et je n'ai pas la prétention d'être représentative d'autre chose que de moi même.

Posté par Psychotique à 16:22 - Brèves et annonces - Commentaires [0] - Permalien [#]



Page suivante »