08 juin 2007
La vie en rose
Le jardin est beau. Les plantes sont bien alignées et l'arrosage ne manque pas. Il y a bien quelques pieds malingres mais c'est plus qu'ils sont étouffés par le développement de leur voisin qu'autre chose. Un bouton de rose pousse et grandit. Veiller par ses voisines plus âgées, le voici qui commence à s'ouvrir. Il est heureux. Le soleil réchauffe sa sève et le babille de ses voisines lui semblent si délicieux. Il écoute le monde. Les orages, il y en a bien mais loin si loin. Tout comme la grêle, ils ont désertés ce jardin qui pourtant se morfond d'une certaines époques où ils n'en étaient pas absent. Mais le jeune bouton n'écoute pas ce discours. Il n'a pas vraiment idée de ce que peut-être un orage mais il ne voit pas trop comment quiconque peut regretter la destruction. Alors qu'il va pour sortir sa première pétale, le drame s'empare de sa vie. Sa pétale est tachée, souillée par un insecte qui en fait son repas. Alors, effrayée il pleure et se lamente.
« Mes soeurs, je suis atteint. La maladie me frappe. Que vais-je pouvoir faire? »
Les roses ouvertes et les autres boutons sont ennuyés. La mort et la maladie ne font pas vraiment partie de leur sujets de conversation. Mais une très vieille, si vieille qu'il ne lui reste que quelques pétales un peu flétris lui répond.
« Que faire? Mais faire ce que tous les autres font. Vivre, tout simplement. Que pourrais-tu bien faire d'autre?
- Oui mais toi parce exemple quand
tu mourra, tu donnera un fruit. Mais moi, si je meure maintenant,
que laisserais-je derrière moi?
-Ton souvenir mon enfant, ton
souvenir. Et tous les sourires, toutes les joies que tu auras
apporter aux autres fleurs de ton entourage. La vie est un cadeau.
Et ce premier cadeau n'est pas que pour toi. Il est aussi destinée
à tes frères, tes soeurs et toutes ta familles. Le
simple fait d'apparaître rempli le coeur de tes voisines de
joie.
-Bien sur, je continuerai à
exister dans le souvenir des mes amies mais quand même. Ma
branche s'est privée de feuille pour pouvoir m'alimenter en
sève. Et je ne serait jamais utile.
- La vie est un cadeau, pas une
dette. La sève que tu consommes pourrais effectivement aller
à quelqu'un d'autre mais c'est à toi d'en faire
quelque chose. N'as-tu donc pas encore compris, que vivre et donner
de la joie est le plus important. Et garde espoir. Parfois la
maladie s'en va. Tout le monde meurt un jour accepte le et tu n'en
vivra que mieux. »
Le jeune bouton, si jeune entrevis la sagesse de cette si vieille fleur qu'il plaignait jusqu'à maintenant. Avec son air dégindé et son absence de parfum, il n'avait jamais penser qu'elle puisse être encore vivante et il la plaignait pour le poids de son âge. Et voilà qu'elle était la seule à posséder les mots. Alors il se mit à l'admirer et par là même, il admira toutes les fleurs, tous les boutons et toutes les autres plantes même les plus rachitique. Chacune possédait la vraie beauté, celle de la vie, celle de l'espoir. Et il appris le sens de la vie et de l'espoir. La vie n'est rien sans la mort. Comme la santé n'est rien sans la maladie ou la beauté sans la laideur. Mais finalement chacun porte en lui l'espoir et pour le trouver, il faut lever le voile que beaucoup place sur la mort. C'est en acceptant sa propre mort que finalement le bouton compris. Sa maladie n'y changeait rien, il restait vivant. Avec tous les devoirs et les choix qu'un vivant peut avoir. Et le bouton compris que le temps n'était qu'une illusion, seul comptais les choix et les espoirs. Alors il choisit de garder ses grands espoirs et suivit la route, celle qu'il s'était tracé avant cette première pétale. Peut-être qu'il n'arriverais pas au bout mais au moins il y aurait fait quelque pas et chacun de ses pas le rendais heureux. Apaisé, le bouton revint dans les conversations. Il n'oublia pas, non, il le garda en lui pas comme un secrêt, mais comme toutes les autres étapes qui avaient déjà émaillé sa vie.
07 juin 2007
Indemintés de stages
Les ergothérapeutes ont acquis une victoire dont la portée est franchement symbolique. A partir de l'année prochaine, les étudiants ergothérapeutes toucheront des indmnités de stages dont le montant reste de l'ordre de l'obole. Certes c'est une victoire parce qu'il n'est pas permis de cracher sur une avancée fût-ce un frémissement d'orteil. Mais au delàdu montant, il reste les méthodes.
depuis des années, un certain nombre de mouvements de jeunesse se bat pour une réglementation des stages. Pas des stages de tel ou telle catégorie sociaux professionnel, mais de tout les stages. A la suite du mouvement contre le CPE, le gouvernement précédent (dont la plupart sont restés au pouvoir) avait adopter en fanfare une charte des stages qui étaient sencés imposer à toutes entreprises de payer ses stagiaires au moins 30% du Smic. La logique aurait voulu que tous les stagiaires des entreprises publiques en bénéficient également. Alors pourquoi se vanter d'une grande victoire des ergothérapeutes alors qu'elle existait déjà et que finallement, c'est une reculade en terme pécunier? Mais vu depuis le corporatisme, un étudiant ergothérapeute n'est pas un étudiant comme les autres. Il est imperméables aux droits étudiants les plus banals. Et vu de cette fenêtre, cette charte n'existe pas et du coups la portée de la victoire augmentent.
J'aimerais que les ergothérapeutes apprennent les leçons du passés. Eux qui dans leur jeunesse ont souffert du corporatisme des kinésithérapeutes, des infirmières et des psychomotriciens ont veillis dans les mêmes schémas que ceux qui les combattaient autrefois. Quand je vois, sur les listes de diffusion de professionnels, des empoignandes et des phrases virulentes à l'égards de ces horribles kinés, infirmières, et je ne sais quoi encore qui empiètent sur "notre" territoire, je me dit que vraiment la mémoire est courte. je me souvient d'avoir eu des professeurs kinés et ergos qui s'étaient battus chacun dans leur coin, pour ou contre l'ergothérapie. Mais en quelques années, tout cela a été balayés par un retour d'un corporatisme acérés.
J'aimerait voire tous les ergothérapeutes qui ont défilés il y a quelques mois dans la manifestation du 14 juin. Certes elle est appellé par les syndicats d'infirmiers mais la revendications est la même. Equivalence bac+3 pour le DE. Ce slogan n'a-t-il pas un doux parfum de connu et de ressacé. J'aimerais que les ergothérapeutes comprennent que la reconnaissance des infirmières ne se fera pas contre eux. J'aimerais que tous les hospitaliers arrêtent de se tirer dans les pattes en hurlant "reconnaissance". J'aimerais que la réussites des infirmières ne soit pas l'objet d'une jalousie puérile mais d'un formidable élan, comme un premier pas vers la reconnaissance de tous les DE paramédicaux à bac +3.
Mais je sais que ce rêve, je suis quasiment l'une des seuls à la partager. Mais pour rêver, il n'est pas nécessaire d'être en meute. Alors moi je le ferait. Comme la dernière fois, je serait au coté des infirmières avec ma blouse et mon petit panneau "reconnaissance bac +3 pour tous les De paramédicaux". Parce que mon petit panneau, perdu au milieu des 2500 autres, a suscité pas mal de questions et j'éspère que mes réponses finniront pas germé. Je suis fière d'être ergothérapeute c'est certain mais quand je refuse de donner mais proffession en me revandiquant "paramédicale en lutte", au moins ça fait jaser. Et si seulement trois infirmières comprennent le message, ça risque de doubler la population qui le portent.
17 avril 2007
Un ordre, désordre?
L'ordre des infirmières vient juste d'être créer. L'ordre des kinésithérapeutes devrait suivre. Mais est-ce vraiment une avancée? Le but de cette création est de permettre la reconnaissance des professions concernés en améliorant leur visibilité et en unifiant les différents interlocuteurs. Mais l'histoire nous enseigne que les ordres sont une inventions relativement récente et toujours critiquée. Alors quelle avancée pour les ergothérapeutes?
L'ordre des médecins n'a pas toujours exister. C'est même une invention plutôt récente par rapport à la profession. L'histoire commence par une idée sous la Révolution Française. Celle-ci a supprimée les corporations professionnelles parce qu'elles étaient tenus par les nobles pour asservir la bourgeoisie et le tiers état. Pour le replacer et pour faire le tri entre les charlatans et les véritables médecins, l'idée est venu de créer un ordre des médecins. Mais celui-ci n'a jamais vraiment exister, sans structuration national et sans règle clairement établis. Et puis est venu l'occupation sous la seconde guerre mondiale. L'occupant allemand avait besoin d'un relais pour appliquer les lois anti-juive. La France de Pétain a donc créé un ordre des médecins qui servaient principalement à repérer, dénoncer et exclure les médecins juifs. Cependant, un acte de résistance timoré a eu lieu quelques jours après le débarquement en refusant la levée du secret médical exigée par les allemands. Ce premier ordre sera dissous par De Gaulle après la libération. Un second ordre des médecins fut créé en 1945 par le gouvernement de la République, de manière à veiller "au maintien des principes de moralité, de probité et de dévouement indispensables à l'exercice de la médecine". Bref, une sorte de purge à la suite de la libération et de la coopération quelque peu active de certain médecins. Il est structuré à la fois au niveau fédéral et au niveau national. Il a à la fois un rôle de conseil aux pouvoirs publiques pour tous ce qui est des questions de santé et d'organisation des servies de santé, ainsi qu'un rôle de régulation de ses propres ouailles. L'adhésion à l'ordre des médecins est obligatoire pour tous ceux au contact des malades sauf pour les médecins des armées. Il est souvent critiqué en interne comme en externe. En interne, d'abord, pour son manque de transparence dans son exercice de la démocratie notamment sur le fait qu'il n'y a pas de programme mais également parce qu'elle fixe elle-même les règles qu'elle est censé faire respecter. Habituellement, en droit français, l'autorité législative est distincte de l'autorité judiciaire. C'est relativement logique pour une question d'indépendance. Les règles ne peuvent pas être interprété par ceux qui les écrivent puisque dans ce cas, il ne sert à rien de les écrire. Il suffit de les faire suffisamment vague pour pouvoir les interprété en fonction des besoins et le tour et joué. En externe, l'ordre des médecins est souvent taxés de corporatisme, préférant sanctionné des affaires médiatiques sur des questions de société plutôt que des erreurs médicales manifestes.
Cet ordre des médecins
a également sous son autorité toutes les professions
paramédicales réglementées. La création
d'ordre indépendant pour chaque profession répond donc
à une nécessaire prise d'indépendance. Parce que
les pratiques ont évolués et que contrairement au
siècle précédent, une infirmière ne
travaille pas forcément sous les ordres directs d'un médecin
mais parfois simplement à travers une ordonnance. Il en va de
même pour toutes les professions où se développe
le libéral. Puisqu'il n'y a plus de médecins
directement sur les lieux, certains pensent que la tentation de « mal
faire » serait plus grande. Puisque les paramédicaux
ne sont plus surveiller par les médecins, il faut qu'ils
« grandissent » et prennent en charge eux même
la discipline dans leur rang. C'est donc une autonomisation de
l'ordre de l'émancipation et de la maturité de la
profession. Mais comme en terme éducationnelle, il faut que
les parents apprennent de leurs erreurs et qu'ils évitent de
pousser leur progéniture à faire les mêmes. La
mise en place des ordres paramédicaux auraient pu être
le moment privilégié pour « refonder »
l'ordre des médecins et tiré les leçons du
passé. Mais il ne semble pas que de soit ce qui se passe.
J'ai eu quelques échos
des kinésithérapeutes. La cotisation raisonnable dans
les premiers moment serait devenu exorbitante, de l'ordre de
plusieurs centaines d'euros. Il semble que quelques-uns aient eu
l'idée que puisque la cotisation était obligatoire, il
n'était pas forcément nécessaire de s'embêter
sur le prix et que le budget pouvait être largement supérieur
pour une meilleure promotion de la profession. Ce raisonnement n'est
semble-t-il pas du goût de tous le monde puisqu'il semblerait
bien qu'une rébellion se prépare à coup de refus
massif d'affiliation. Et je les comprend. Vu de cet angle, ça
ressemble furieusement à du racket.
Certains arguments
avancés par les infirmières sont aussi très
particuliers. Le premier d'entre eux et que l'on va enfin savoir
exactement combien il y a d'infirmière libérale en
France et où elle exerce. Sur ce point, je me souvient d'une
loi qui dit que tous professionnel paramédical travaillant
dans un établissement ou non doit se déclarer auprès
de la préfecture. C'est obligatoire pour ne pas faire de
l'exercice illégale de profession paramédicale. Alors
je sais que chez les ergothérapeutes, cette déclaration
n'est pas toujours faite et il est probable que ce soit pareil chez
les autres paramédicaux. Mais faut-il faire une deuxième
loi parce qu'une première n'est pas appliquer? Ou faut-il au
contraire d'abord réfléchir au pourquoi du comment?
Pourquoi les paramédicaux ne vont-ils pas s'inscrire? C'est la
vraie question complètement éluder par la mise en place
de ces ordres. Est-ce parce que les sanctions ne sont pas à la
hauteur. Je ne croit pas. Parce que nous sommes tous des adultes.
Parce que nous nous sommes tous impliqués dans notre métier
et que la politique du bâton n'est pas toujours la solution.
Alors pourquoi rendre cette inscription payante en plus
d'obligatoire. N'aura-t-il pas été plus simple de
mettre en place une procédure qui ne nécessite pas de
se déplacer physiquement jusqu'à la préfecture?
Le deuxième
argument avancée par les infirmières est que certaine
branche ne sont pas représentée dans les institutions
et qu'il y a beaucoup trop d'interlocuteur avec une voix différentes
voire carrément brouillés car non spécifique. Je
n'aborderait pas le dernier argument, celui qui dit que les grandes
centrales sont trop éloignés du monde pour être
efficace parce que je n'y croit pas mais ce sera l'occasion d'un
autre billet. L'unification est une bonne chose mais si elle est
conduite de façon démocratique. Il est nécessaire
que les pratiques émergentes puissent s'exprimer aussi pour
continuer sur leur lancée de développement. Et il est
également nécessaire que les pratiques marginales
soient respectées même si visiblement elles vont le
rester. Un organisme unitaire n'est pas là pour étouffer
les plus petits et négocier au nom du plus grand nombre mais
pour respecter les spécificités de chacun et ne pas
sacrifier certains sous prétextes qu'ils sont peu nombreux.
C'est pour cela que la démocratie doit être rendu
beaucoup plus transparente que dans l'ordre des médecins. A la
fois pour que le public puisse s'y retrouver mais aussi pour garantir
à chacun d'avoir un interlocuteur vers qui se tourner et qui
puisse faire remonter efficacement les problèmes au plus haut
niveau.
Le dernier point que je
souhaiterais aborder est la notion de reconnaissance par le grand
public. Il ne me semble pas qu'il soit mauvais quelque soit la
profession. Certes ces métiers sont souvent jugés
difficile, fatigant, sous rémunéré mais jamais
je n'ai entendu qu'elles étaient un repaire d'incompétent,
fainéants, seulement attirés par le profit. Certes pour
un certain nombre de profession dont les ergothérapeutes, le
nom même est inconnu mais la solution passe-t-elle par une
institution qu'il ne connaîtront pas plus? Je ne croit pas non
plus qu'elle passera par des affiche quatre par trois en pleine rue
mais il y a une marge entre les deux.
Alors pour ou contre les ordres? Cette question est beaucoup trop complexe pour être répondu par oui ou non. Je suis contre un ordre des ergothérapeutes sur le modèle des médecins. Ce n'est pas une émancipation de la tutelle médicale, c'est au contraire une extension en imposant une organisation unique sur le modèle du plus fort. Mais qu'il soit nécessaire d'offrir un interlocuteur unique et démocratiquement gérée par l'ensemble des professionnels me semble être une nécessité. Parce que tous simplement, les intéressés sont souvent les plus aptes à savoir ce qui pourrait être bon pour eux.
06 mars 2007
ConPassion
A chaque décès, la même question entétante. Comment parler et pour dire quoi?
Oui évidement que sa mort me touche. Oui évidement que je suis triste. Oui évidement qu'il va me manquer. Oui évidement que je ne sait pas quoi faire?
Mais que répondre? Je voudrais hurler, je voudrais pleurer mais je voudrais surtout que le téléphone sonne et que quelqu'un, n'importe qui, me dise qu'il y a eu une erreure, que c'est son voisin qui est mort et pas lui, qu'ils sont désolé, que c'est une énorme méprise. Mais il ne sonne pas.
Alors, je fais comme si de rien n'était. Je vais en cours, je fais ce que j'avais prévu avant, je vais prendre mon café à la machine avec mes autres comme à tous les cours, je parle présidentiel comme souvent. Mais il y a une chose qui diffère. Aujourd'hui si je surveille mon téléphone, c'est parce que j'attend une date, celle de son enterrement. Il est certain que j'irai, la question ne se pose même pas. Il pourrait y avoir une bombe nucléaire sur Paris que j'irai quand même. Parce que c'est lui l'homme que j'admire le plus. Parce qu'il a eu ce courage, celui de résister, de metre sa vie en danger pour des gens qu"il ne connaissait pas. Parce qu'il a eu aussi cette dignité de se battre contre les lynchages quel qu'ai été le crime commis. Parce qu'il a cette humilité de toujours refuser le titre de héros. Parce qu'il a eu cette simplicité de me raconter sa vie comme une récompense pour avoir trouver "sa" voix. Parce qu'il lui a toujours suffit d'un regard pour me faire entendre sa fierté. Parce qu'il n'a jamais cru au déterminisme qu'il soit social, médical ou scolaire. Parce que dans ma vie, il a pris la place de ce grand père parti trop tôt. Parce qu'il m'a permis de prendre cette route sans douter. Parce qu'il me suffira de penser à lui pour savoir quoi faire. Parce qu'il me suffira de vouloir l'imiter pour être dans le bon chemin. Parce qu'il est mon modèle et que ça ne s'explique pas.
Je surprend parce que je fais dans l'humour parce que c'est le seul moyen d'expression que je maitrise encore quand l'émotion devient intense. Je surprend parce que je n'ai jamais été aussi efficace qu'aujourd'hui. Je surprend parce qu'au delà des mots, il reste les actes. Parce que le monde ne se résume pas à une seule vie. Parce qu'il n'aurait pas supporter que pour lui, je m'arrête. Parce que ce billet est déjà bien plus qu'il n'en aurait supporter.
Et parce que de toute façon, je ne sait toujours pas quoi répondre... si ce n'est quelque banalité
05 mars 2007
Retour en ouverure
Il y a bien longtemps que je n'ai plus écrit ici. Peut-être parce qu'il me semble aussi qu'il y a bien longtemps que je ne suis plus étudiante ergothérapeute. Mais il y a quelques temps, j'ai suivi avec intérêt une mobilisation des mes ex-condisciple. J'y serait certainement aller si je n'avait pas eu d'autres impératifs. Peut-être que c'est mieux ainsi parce que je me serait certainement énervé sur cette position que je ne partage pas.
Mais d'un autre coté, je suis fière et contente que les ergothérapeutes se mobilisent enfin. Même si ce n'est pas dans les cadres et avec les armes que j'aurai souhaité, c'est déjà un premier pas et dans ce genre de situation, le premier pas est souvent le plus difficile. Mais si le premier est fait, c'est le nombre et la force des suivants qui compte. Parce qu'un coups de tonnerre dans un ciel grisâtre n'annonce pas forcément un orage, il faut encore que le déluge s'abatte.
Alors pour une fois, ce lieu sera tourné vers l'extérieur, vers le mouvement des étudiants ergothérapeutes sans que j'y participe. Alors à ceux qui ne me trouverait pas objective dans mes considérations je ne répondrait qu'une seule chose. Ce blog à toujours été un espace personnel et les positions qui y sont prises n'engagent que leurs auteurs et je n'ai pas la prétention d'être représentative d'autre chose que de moi même.
07 novembre 2006
Je découvre une nouvelle facette de la vie d'un psychotique : les crises d'angoisse.
Je trouve ça vraiment horrible. Quand je perd pied, quand je sent que je glisse, quand je ne comprend pas ce qui m'arrive, quand je flippe sans même savoir pourquoi, c'est l'horreur totale. Et surtout c'est épuisant. C'est comme si quelque chose vous vampirisait. C'est assez dur à expliquer et c'est aussi très dur à assumer. Comment dire à quelqu'un qu'on a peur mais qu'on ne sait pas de quoi? Comment expliquer ce que l'on ne comprend pas? Comment demander de l'aide quand on ne sait pas quel est le problème?
L'aventage de mon psychiatre, c'est que pour elle, c'est tout simplement ma vie le problème. si je fais des crises d'angoisse, c'est que ma vie n'est pas assez régler, pas assez prévu à l'avance. Elle voudrais que j'arrete mon engagement. Elle voudrait que ma vie se résume à université, maison, CMP. Comme si métro boulot dodo, c'était une vie. Je n'ai pas envie de ça. Je ne le supporterais pas.
J'ai la chance d'avoir trouvé un milieu compréhensif ou la question est plutôt "comment faire pour que ça passe?" plutôt que "pourquoi?" ou "démerdes-toi". Alors je n'ai pas envie de gacher cette chance. même si cela implique une rigueur d'organisation, même si à certains moments j'ai pas envie de respecter les règles qu'on s'est fixé, même si je préfèrerais ne pas avoir d'adaptation, même si je sais que c'est pour moi...
31 octobre 2006
Elisons...
Depuis que j'ai choisi une certaine forme d'engagement, je suis assez surprise de ce que je découvre. En réalité les étudiants sont loin d'être égaux entre eux. L'université c'est un peu la jungle et c'est surtout un système extrêmement pyramidal.
A la pointe, il y a le président. Il a à peu près tous les pouvoirs et c'est donc un poste très convoité. Pour l'obtenir, il y a une élection et rarement un candidat unique. La campagne est à l'image du lieu. A moitié sur le fond et à moitié sur la forme. Le choix du vote est donc à la fois un choix stratégique et une promesse d'une parcelle de pouvoir pour le camps des vainqueurs. L'élection du président concerne donc l'ensemble de l'université à l'exception de ceux qui n'ont aucun pouvoir et aucun espoir d'en avoir : les étudiants lambda.
Justement intéressons nous à l'autre extrémité de la pyramide. Les étudiants lambda sont certainement les plus nombreux au sein de l'université. Ils n'ont qu'une seule chose : leur carte d'étudiants. Ni affiliation à une association étudiante, ni rôle particulier au sein de l'université. Ils sont les consommateurs, ceux qui restent anonyme, ceux que les administratifs baladent d'un service à l'autre, ceux qui obtiennent les plus mauvais emploi du temps, les plus mauvaises options, les plus mauvais TD, les mauvaises filières, qui cumulent problèmes administratifs et voir carrément pédagogiques (notes perdus et autres matières non validés). Bref se sont les plus malheureux et les plus perdus.
Juste au dessus, il y a toute une frange d'étudiants qui bénéficient de soutiens divers et variés. Il y a deux catégories parmi eux qui se recoupent parfois. Il y a les « fils de » qui connaissent les ficelles pour obtenir mieux que le vulgum pecun par transmission filiales du savoir. Et de l'autre cotés, il y a les « affiliés », ceux qui se sont choisis, en connaissance de cause ou non, une organisation protectrice. Toute n'ont pas le même pouvoir. L'idéale étant une organisation qui possède un ou plusieurs élus dans les « conseils centraux », c'est à dire le conseil d'administration ou le conseil des études et de la vie universitaire (respectivement CA et CEVU). Ces élus ont une importance fondamentale pour le pouvoir d'une organisation. En effet, les élus professeurs ou administratifs courtisent ces élus car ce sont eux qui font la différence au final dans les votes, car ce sont les seuls à ne pas être figés dans l'optique d'une meilleure carrière. Les votes sont bien surs « acheter » à coups d'inscription d'ami, de meilleures emploi du temps, de locaux, d'affiches ou divers autres « services ». Il est évident que plus l'enjeu du vote est important plus les gains sont proportionnés. Dans le cas de l'élection du président évoqué plus haut, il devient crucial. Miser sur le bon cheval peux transformer des dizaines de difficiles négociations au cas par cas par un simple « Bonjour c'est nous. ». Le hic, c'est que l'inverse est tout aussi vrai et bien plus problématique. Ceci explique certainement l'effervescence et les très longues heures de dissertations au sein des états majors de ces organisations. Le tout étant bien évidement de s'assurer que le candidat choisit aura intérêt à tenir ses promesses.
Je déteste cet état de fait. Etre courtiser, le savoir et en profiter. J'assume mal de le faire. Mais simplement, il y a une réalité. Aider les étudiants nécessite une parcelle de pouvoir. Et il ne s'obtient que par la stratégie. Je l'imaginait mal en m'engageant. Je croyais en la justice, en la pureté des intentions et des moyens. Mais dans le monde réel, le pouvoir vient au pouvoir et finalement être utile c'est aussi avoir du pouvoir. Alors même si je n'apprécie pas forcément la situation, je le fait. Parce que tant qu'il y aura des étudiants qui galèrent, il y aura besoin d'autres étudiants qui ont une microparcelle de pouvoir.
08 octobre 2006
Bon voyage
Tu nous a fait tes adieux hier. Depuis l'organisation est un peu comme orpheline.
Je n'était pas d'accord avec ce qui a été dit hier. Il est si simple de te qualifier. Tu es humaine tous simplement. De cette humanité rayonnante fait de tolérance, d'engagement et de compréhension. Soucieuse de l'Autre, attentive et forte. Tu était à la fois le phare de beaucoups et le repos des autres. Oui tu étais centrale. Parce que même quand tu ne venais que dix minutes, tu enflammais le coeur de tous ceux qui t'avait vu. Tu as cette force de persuation qui entraîne, motive et simplifie. Ton perfectionnisme, tous le monde s'en souviendra. Mais tu ne l'appliquais qu'à toi. Compréhensive, tu relevais ceux qui trébuchais ou qui échouais, parce que tu pensais qu'on apprenais pas mieux que par ses erreurs mais qu'on apprenais que si une main était tendu, pour aider à se relever. Tu a été cette main pour tant de personnes. Jepense qu'hier cela est devenu évident. Te couvrir de cadeaux n'était qu'une mince récompense pour tout ce que tu as fait.
Aujourd'hui je me sent un peu perdu, loin de ton regard. Tu a été la première à me dire que peu importe ce que j'étais et ce que j'avais pu faire, la seule chose qui comptais vraiment c'étais de donner ici et maintenant. Quand j'ai douter, quand j'ai penser être plus encombrante qu'autre chose, quand j'ai voulu renoncer, tu as su me montrer ce que j'avais fait et ce qui avait changer. Et je me souviens surtout de cette phrase "Bah au moins, tu fais des économies d'alcool. Quand tu pense que certain payent des fortunes pour voir des éléphants rose. Pour toi c'est gratuit." Je t'aurais tuer à ce moment là et puis j'ai vu ton sourire et tes yeux rieur. Parce que tel était ton arme. L'humour, envers et contre tout. Rire pour ne pas despérér. Rire pour dédramatiser. Mais rire pour faire réagir aussi.
C'est grâce à toi si je suis toujours à vos coté aujourd'hui et le pire c'est qu'hier, lorsque je me suis retrouver face à ton livre d'or, je n'ai pas trouver plus de trois mots à aligner. "Merci et bonne chance." Trois mots banals qui n'exprime que peu ce que j'aurais voulu te dire. J'aurais voulu trouver les mots avant, j'aurais voulu te les écrire ailleurs, j'aurais voulu carrément te les dire. Merci, merci du fond du coeur de m'avoir donner une place. Et par dessus tous, merci de ne pas avoir désigner de succésserur pour veillez sur moi, merci de cette confiance que tu me fais, me laisant libre de retourner à l'anonymat, libre de choisir qui je veux être.
05 octobre 2006
Retour à la vie estudiantine
Ca y est bientôt le rentrée. Ca me fais bizarre. J'ai des échos de mes anciens camarades. Tous ont un boulot, ils travaillent, s'installent, commencent la vie d'adulte quoi.
Et pourtant. Je suis aller à la réunion de pré rentrée de mon master et je suis étonné de l'âge moyen de mes camarades. je suis quasiment la plus jeune et pourtant j'ai pris quelques années de retard dans mes études. Visiblement c'est pas vraiment un cursus très rechercher. Enfin on verra bien les cours la semaine prochaine...
20 septembre 2006
Docteur Létique
Comme beaucoups de gens, j'ai des dents. Et même de temps en temps, elle me font mal. J'ai donc pris rendez vous chez le dentiste. déjà, c'était pas gagner. Trois ont refuser de me donner un rendez vous parce que je n'atit pas un patient habituel. Le problème c'est que mon ancien dentiste est à 150 km et que de toute façon, il est parti à la retraite alors... Finalment j'obtient un rendez vous après une longue négociation. Le délai est tout de même de deux semaines. C'est pas grave, je me suis acheté une boite de paracétamol et puis j'ai attendu.
J'arrive chez le dentiste. La salle d'attente qui ne mérite même pas ce nom. Il y a quatre personne dans maximum huit mètre carré. Les chaise ont beau être serré contre les murs, il est difficile de passer entre les deux rangés pour atteindre le fond. L'atmosphère est pesante, du fait de l'entassement. Je m'aperçoit qu'il n'y a même pas de magazine. Visiblement le confort des patients n'est pas le principal soucis. Le retard est important mais c'est pas bien grave, j'avais prévu un livre. Cependant au bout d'une heure, le malaise est palapble. Personne n'est sorti depuis que je suis arrivé et comlme je n'était pas spécialement en avance, certaine personne doivent attendre depuis le double de temps. Les gens commencent à grogner et à s'agiter.
Enfin mon tour vient. Pas un mot sur les trois heures d'attente. Le dentiste est derrière son bureau et m'invite à m'asseoir. c'est sympa, il risque pas la contagion, les fauteuils pour les patients sont le long du mur, à presque trois mètres de lui. Ensuite il m'envoie dans son fauteuil de torture avec lequel il joue pendant dix minutes avant de se décider sur la position idéal. C'est sympa de se prendre pour robocop en apesanteur.
Après c'est le traditionnel "ça fais mal là" en appuyant bien. Mais bon, c'est rien à coté de la douceur des soins. C'est domage que les dents soient inervés, ça oblige les dentistes à faire attention.
Puis vient le moment de la prescription. Il veut me donner des antibiotiques. Je lui signale que je prend des antipsychotiques. Il me regarde d'un air méchant :"Vous pouviez pas le dire que vous étiez à la CMU. Je vous préviens, il vous faudra payer la consultation et je ne fais pas le tiers payant." Je le regarde bouche bée. On m'a déjà sorti des trucs bizarre au sujet des psychotiques mais alors là... Surtout venant d'un membre du corps médical.
J'essaie de ne pas m'enerver. "Non, je ne suis pas la CMU. Je suis affilié à La LMDE et à la mutulle de mes parents. Je ne compatis pas partir sans vous payer."
- Ce n'est pas possible que vous soyer à la LMDE c'est pour les étudiants.
- Mais je suis étudiante. Vous avez ma carte vitale, c'est écrit dans la puce.
- M'ouais, vous savez, les cartes vitales ça se vole. Je voudrais votre carte d'étudiant et votre carte d'identitée."
Ce coups là, je me dit qu'il se moque de moi.
"Et si je refuse?
- Vous me payez l'intégralité des soins soit plus de 300€. Et pas de chèque, je veux du liquide. Vous comprenez, j'ai des frais.
- Et un serment également. A moins que vous l'ayez oublier.
- Ecouter mademoiselle, un peu de respect je vous prie. Je vous demande juste...
- Quelque chose d'illégal et de contraire à l'éthique. Vous n'avez pas le droit de me demander de payer l'ensemble des soins puisque vous avez eu ma carte vitale. Vos tarifs étant afficher dans votre salle d'attente, voilà vos soixante euro. Et garder votre ordonance, j'irai voler de la péniciline dans une pharmacie."
Je crois que c'est bien la première fois que je laisser des billets sur une chaise avant de claquer la porte.
Bon c'était con mais ça m'a défouler. Je ne comprend pas ça. Comment on peux décider sur les médicaments que quelqu'un prend que c'est un voleur, à la rue et sans ressource. En tout cas, je sais pourquoi lui, il prend des nouveaux patients. C'est parce qu'il doit pas en avoir beaucoups des anciens...