Une psychotique chez les névrosés

Vous êtes vous déjà demander ce que vivait les fous dans un monde qui ne leur ressemble pas. Alors bienvenue dans mes délires et mes souvenirs. Et parce que parfois, les fous passent inaperçus et ont un métier, ils leur arrivent d'avoir un point de vue su

08 juin 2007

La vie en rose

Le jardin est beau. Les plantes sont bien alignées et l'arrosage ne manque pas. Il y a bien quelques pieds malingres mais c'est plus qu'ils sont étouffés par le développement de leur voisin qu'autre chose. Un bouton de rose pousse et grandit. Veiller par ses voisines plus âgées, le voici qui commence à s'ouvrir. Il est heureux. Le soleil réchauffe sa sève et le babille de ses voisines lui semblent si délicieux. Il écoute le monde. Les orages, il y en a bien mais loin si loin. Tout comme la grêle, ils ont désertés ce jardin qui pourtant se morfond d'une certaines époques où ils n'en étaient pas absent. Mais le jeune bouton n'écoute pas ce discours. Il n'a pas vraiment idée de ce que peut-être un orage mais il ne voit pas trop comment quiconque peut regretter la destruction. Alors qu'il va pour sortir sa première pétale, le drame s'empare de sa vie. Sa pétale est tachée, souillée par un insecte qui en fait son repas. Alors, effrayée il pleure et se lamente.

« Mes soeurs, je suis atteint. La maladie me frappe. Que vais-je pouvoir faire? »

Les roses ouvertes et les autres boutons sont ennuyés. La mort et la maladie ne font pas vraiment partie de leur sujets de conversation. Mais une très vieille, si vieille qu'il ne lui reste que quelques pétales un peu flétris lui répond.

« Que faire? Mais faire ce que tous les autres font. Vivre, tout simplement. Que pourrais-tu bien faire d'autre?

- Oui mais toi parce exemple quand tu mourra, tu donnera un fruit. Mais moi, si je meure maintenant, que laisserais-je derrière moi?
-Ton souvenir mon enfant, ton souvenir. Et tous les sourires, toutes les joies que tu auras apporter aux autres fleurs de ton entourage. La vie est un cadeau. Et ce premier cadeau n'est pas que pour toi. Il est aussi destinée à tes frères, tes soeurs et toutes ta familles. Le simple fait d'apparaître rempli le coeur de tes voisines de joie.
-Bien sur, je continuerai à exister dans le souvenir des mes amies mais quand même. Ma branche s'est privée de feuille pour pouvoir m'alimenter en sève. Et je ne serait jamais utile.
- La vie est un cadeau, pas une dette. La sève que tu consommes pourrais effectivement aller à quelqu'un d'autre mais c'est à toi d'en faire quelque chose. N'as-tu donc pas encore compris, que vivre et donner de la joie est le plus important. Et garde espoir. Parfois la maladie s'en va. Tout le monde meurt un jour accepte le et tu n'en vivra que mieux. »

Le jeune bouton, si jeune entrevis la sagesse de cette si vieille fleur qu'il plaignait jusqu'à maintenant. Avec son air dégindé et son absence de parfum, il n'avait jamais penser qu'elle puisse être encore vivante et il la plaignait pour le poids de son âge. Et voilà qu'elle était la seule à posséder les mots. Alors il se mit à l'admirer et par là même, il admira toutes les fleurs, tous les boutons et toutes les autres plantes même les plus rachitique. Chacune possédait la vraie beauté, celle de la vie, celle de l'espoir. Et il appris le sens de la vie et de l'espoir. La vie n'est rien sans la mort. Comme la santé n'est rien sans la maladie ou la beauté sans la laideur. Mais finalement chacun porte en lui l'espoir et pour le trouver, il faut lever le voile que beaucoup place sur la mort. C'est en acceptant sa propre mort que finalement le bouton compris. Sa maladie n'y changeait rien, il restait vivant. Avec tous les devoirs et les choix qu'un vivant peut avoir. Et le bouton compris que le temps n'était qu'une illusion, seul comptais les choix et les espoirs. Alors il choisit de garder ses grands espoirs et suivit la route, celle qu'il s'était tracé avant cette première pétale. Peut-être qu'il n'arriverais pas au bout mais au moins il y aurait fait quelque pas et chacun de ses pas le rendais heureux. Apaisé, le bouton revint dans les conversations. Il n'oublia pas, non, il le garda en lui pas comme un secrêt, mais comme toutes les autres étapes qui avaient déjà émaillé sa vie.

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07 juin 2007

Indemintés de stages

Les ergothérapeutes ont acquis une victoire dont la portée est franchement symbolique. A partir de l'année prochaine, les étudiants ergothérapeutes toucheront des indmnités de stages dont le montant reste de l'ordre de l'obole. Certes c'est une victoire parce qu'il n'est pas permis de cracher sur une avancée fût-ce un frémissement d'orteil. Mais au delàdu montant, il reste les méthodes.
depuis des années, un certain nombre de mouvements de jeunesse se bat pour une réglementation des stages. Pas des stages de tel ou telle catégorie sociaux professionnel, mais de tout les stages. A la suite du mouvement contre le CPE, le gouvernement précédent (dont la plupart sont restés au pouvoir) avait adopter en fanfare une charte des stages qui étaient sencés imposer à toutes entreprises de payer ses stagiaires au moins 30% du Smic. La logique aurait voulu que tous les stagiaires des entreprises publiques en bénéficient également. Alors pourquoi se vanter d'une grande victoire des ergothérapeutes alors qu'elle existait déjà et que finallement, c'est une reculade en terme pécunier? Mais vu depuis le corporatisme, un étudiant ergothérapeute n'est pas un étudiant comme les autres. Il est imperméables aux droits étudiants les plus banals. Et vu de cette fenêtre, cette charte n'existe pas et du coups la portée de la victoire augmentent.
J'aimerais que les ergothérapeutes apprennent les leçons du passés. Eux qui dans leur jeunesse ont souffert du corporatisme des kinésithérapeutes, des infirmières et des psychomotriciens ont veillis dans les mêmes schémas que ceux qui les combattaient autrefois. Quand je vois, sur les listes de diffusion de professionnels, des empoignandes et des phrases virulentes à l'égards de ces horribles kinés, infirmières, et je ne sais quoi encore qui empiètent sur "notre" territoire, je me dit que vraiment la mémoire est courte. je me souvient d'avoir eu des professeurs kinés et ergos qui s'étaient battus chacun dans leur coin, pour ou contre l'ergothérapie. Mais en quelques années, tout cela a été balayés par un retour d'un corporatisme acérés.
J'aimerait voire tous les ergothérapeutes qui ont défilés il y a quelques mois dans la manifestation du 14 juin. Certes elle est appellé par les syndicats d'infirmiers mais la revendications est la même. Equivalence bac+3 pour le DE. Ce slogan n'a-t-il pas un doux parfum de connu et de ressacé. J'aimerais que les ergothérapeutes comprennent que la reconnaissance des infirmières ne se fera pas contre eux. J'aimerais que tous les hospitaliers arrêtent de se tirer dans les pattes en hurlant "reconnaissance". J'aimerais que la réussites des infirmières ne soit pas l'objet d'une jalousie puérile mais d'un formidable élan, comme un premier pas vers la reconnaissance de tous les DE paramédicaux à bac +3.
Mais je sais que ce rêve, je suis quasiment l'une des seuls à la partager. Mais pour rêver, il n'est pas nécessaire d'être en meute. Alors moi je le ferait. Comme la dernière fois, je serait au coté des infirmières avec ma blouse et mon petit panneau "reconnaissance bac +3 pour tous les De paramédicaux". Parce que mon petit panneau, perdu au milieu des 2500 autres, a suscité pas mal de questions et j'éspère que mes réponses finniront pas germé. Je suis fière d'être ergothérapeute c'est certain mais quand je refuse de donner mais proffession en me revandiquant "paramédicale en lutte", au moins ça fait jaser. Et si seulement trois infirmières comprennent le message, ça risque de doubler la population qui le portent.

Posté par Psychotique à 12:03 - Les luttes, les victoires - Commentaires [3] - Permalien [#]
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