Une psychotique chez les névrosés

Vous êtes vous déjà demander ce que vivait les fous dans un monde qui ne leur ressemble pas. Alors bienvenue dans mes délires et mes souvenirs. Et parce que parfois, les fous passent inaperçus et ont un métier, ils leur arrivent d'avoir un point de vue su

07 juin 2007

Indemintés de stages

Les ergothérapeutes ont acquis une victoire dont la portée est franchement symbolique. A partir de l'année prochaine, les étudiants ergothérapeutes toucheront des indmnités de stages dont le montant reste de l'ordre de l'obole. Certes c'est une victoire parce qu'il n'est pas permis de cracher sur une avancée fût-ce un frémissement d'orteil. Mais au delàdu montant, il reste les méthodes.
depuis des années, un certain nombre de mouvements de jeunesse se bat pour une réglementation des stages. Pas des stages de tel ou telle catégorie sociaux professionnel, mais de tout les stages. A la suite du mouvement contre le CPE, le gouvernement précédent (dont la plupart sont restés au pouvoir) avait adopter en fanfare une charte des stages qui étaient sencés imposer à toutes entreprises de payer ses stagiaires au moins 30% du Smic. La logique aurait voulu que tous les stagiaires des entreprises publiques en bénéficient également. Alors pourquoi se vanter d'une grande victoire des ergothérapeutes alors qu'elle existait déjà et que finallement, c'est une reculade en terme pécunier? Mais vu depuis le corporatisme, un étudiant ergothérapeute n'est pas un étudiant comme les autres. Il est imperméables aux droits étudiants les plus banals. Et vu de cette fenêtre, cette charte n'existe pas et du coups la portée de la victoire augmentent.
J'aimerais que les ergothérapeutes apprennent les leçons du passés. Eux qui dans leur jeunesse ont souffert du corporatisme des kinésithérapeutes, des infirmières et des psychomotriciens ont veillis dans les mêmes schémas que ceux qui les combattaient autrefois. Quand je vois, sur les listes de diffusion de professionnels, des empoignandes et des phrases virulentes à l'égards de ces horribles kinés, infirmières, et je ne sais quoi encore qui empiètent sur "notre" territoire, je me dit que vraiment la mémoire est courte. je me souvient d'avoir eu des professeurs kinés et ergos qui s'étaient battus chacun dans leur coin, pour ou contre l'ergothérapie. Mais en quelques années, tout cela a été balayés par un retour d'un corporatisme acérés.
J'aimerait voire tous les ergothérapeutes qui ont défilés il y a quelques mois dans la manifestation du 14 juin. Certes elle est appellé par les syndicats d'infirmiers mais la revendications est la même. Equivalence bac+3 pour le DE. Ce slogan n'a-t-il pas un doux parfum de connu et de ressacé. J'aimerais que les ergothérapeutes comprennent que la reconnaissance des infirmières ne se fera pas contre eux. J'aimerais que tous les hospitaliers arrêtent de se tirer dans les pattes en hurlant "reconnaissance". J'aimerais que la réussites des infirmières ne soit pas l'objet d'une jalousie puérile mais d'un formidable élan, comme un premier pas vers la reconnaissance de tous les DE paramédicaux à bac +3.
Mais je sais que ce rêve, je suis quasiment l'une des seuls à la partager. Mais pour rêver, il n'est pas nécessaire d'être en meute. Alors moi je le ferait. Comme la dernière fois, je serait au coté des infirmières avec ma blouse et mon petit panneau "reconnaissance bac +3 pour tous les De paramédicaux". Parce que mon petit panneau, perdu au milieu des 2500 autres, a suscité pas mal de questions et j'éspère que mes réponses finniront pas germé. Je suis fière d'être ergothérapeute c'est certain mais quand je refuse de donner mais proffession en me revandiquant "paramédicale en lutte", au moins ça fait jaser. Et si seulement trois infirmières comprennent le message, ça risque de doubler la population qui le portent.

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17 avril 2007

Un ordre, désordre?

L'ordre des infirmières vient juste d'être créer. L'ordre des kinésithérapeutes devrait suivre. Mais est-ce vraiment une avancée? Le but de cette création est de permettre la reconnaissance des professions concernés en améliorant leur visibilité et en unifiant les différents interlocuteurs. Mais l'histoire nous enseigne que les ordres sont une inventions relativement récente et toujours critiquée. Alors quelle avancée pour les ergothérapeutes?

L'ordre des médecins n'a pas toujours exister. C'est même une invention plutôt récente par rapport à la profession. L'histoire commence par une idée sous la Révolution Française. Celle-ci a supprimée les corporations professionnelles parce qu'elles étaient tenus par les nobles pour asservir la bourgeoisie et  le tiers état. Pour le replacer et pour faire le tri entre les charlatans et les véritables médecins, l'idée est venu de créer un ordre des médecins. Mais celui-ci n'a jamais vraiment exister, sans structuration national et sans règle clairement établis. Et puis est venu l'occupation sous la seconde guerre mondiale. L'occupant allemand avait besoin d'un relais pour appliquer les lois anti-juive. La France de Pétain a donc créé un ordre des médecins qui servaient principalement à repérer, dénoncer et exclure les médecins juifs. Cependant, un acte de résistance timoré a eu lieu quelques jours après le débarquement en refusant la levée du secret médical exigée par les allemands. Ce premier ordre sera dissous par De Gaulle après la libération. Un second ordre des médecins fut créé en 1945 par le gouvernement de la République, de manière à veiller "au maintien des principes de moralité, de probité et de dévouement indispensables à l'exercice de la médecine". Bref, une sorte de purge à la suite de la libération et de la coopération quelque peu active de certain médecins. Il est structuré à la fois au niveau fédéral et au niveau national. Il a à la fois un rôle de conseil aux pouvoirs publiques pour tous ce qui est des questions de santé et d'organisation des servies de santé, ainsi qu'un rôle de régulation de ses propres ouailles. L'adhésion à l'ordre des médecins est obligatoire pour tous ceux au contact des malades sauf pour les médecins des armées. Il est souvent critiqué en interne comme en externe. En interne, d'abord, pour son manque de transparence dans son exercice de la démocratie notamment sur le fait qu'il n'y a pas de programme mais également parce qu'elle fixe elle-même les règles qu'elle est censé faire respecter. Habituellement, en droit français, l'autorité législative est distincte de l'autorité judiciaire. C'est relativement logique pour une question d'indépendance. Les règles ne peuvent pas  être interprété par ceux qui les écrivent puisque dans ce cas, il ne sert à rien de les écrire. Il suffit de les faire suffisamment vague pour pouvoir les interprété en fonction des besoins et le tour et joué. En externe, l'ordre des médecins est souvent taxés de corporatisme, préférant sanctionné des affaires médiatiques sur des questions de société plutôt que des erreurs médicales manifestes.

 

Cet ordre des médecins a également sous son autorité toutes les professions paramédicales réglementées. La création d'ordre indépendant pour chaque profession répond donc à une nécessaire prise d'indépendance. Parce que les pratiques ont évolués et que contrairement au siècle précédent, une infirmière ne travaille pas forcément sous les ordres directs d'un médecin mais parfois simplement à travers une ordonnance. Il en va de même pour toutes les professions où se développe le libéral. Puisqu'il n'y a plus de médecins directement sur les lieux, certains pensent que la tentation de « mal faire » serait plus grande. Puisque les paramédicaux ne sont plus surveiller par les médecins, il faut qu'ils « grandissent » et prennent en charge eux même la discipline dans leur rang. C'est donc une autonomisation de l'ordre de l'émancipation et de la maturité de la profession. Mais comme en terme éducationnelle, il faut que les parents apprennent de leurs erreurs et qu'ils évitent de pousser leur progéniture à faire les mêmes. La mise en place des ordres paramédicaux auraient pu être le moment privilégié pour « refonder » l'ordre des médecins et tiré les leçons du passé. Mais il ne semble pas que de soit ce qui se passe.
J'ai eu quelques échos des kinésithérapeutes. La cotisation raisonnable dans les premiers moment serait devenu exorbitante, de l'ordre de plusieurs centaines d'euros. Il semble que quelques-uns aient eu l'idée que puisque la cotisation était obligatoire, il n'était pas forcément nécessaire de s'embêter sur le prix et que le budget pouvait être largement supérieur pour une meilleure promotion de la profession. Ce raisonnement n'est semble-t-il pas du goût de tous le monde puisqu'il semblerait bien qu'une rébellion se prépare à coup de refus massif d'affiliation. Et je les comprend. Vu de cet angle, ça ressemble furieusement à du racket.
Certains arguments avancés par les infirmières sont aussi très particuliers. Le premier d'entre eux et que l'on va enfin savoir exactement combien il y a d'infirmière libérale en France et où elle exerce. Sur ce point, je me souvient d'une loi qui dit que tous professionnel paramédical travaillant dans un établissement ou non doit se déclarer auprès de la préfecture. C'est obligatoire pour ne pas faire de l'exercice illégale de profession paramédicale. Alors je sais que chez les ergothérapeutes, cette déclaration n'est pas toujours faite et il est probable que ce soit pareil chez les autres paramédicaux. Mais faut-il faire une deuxième loi parce qu'une première n'est pas appliquer? Ou faut-il au contraire d'abord réfléchir au pourquoi du comment? Pourquoi les paramédicaux ne vont-ils pas s'inscrire? C'est la vraie question complètement éluder par la mise en place de ces ordres. Est-ce parce que les sanctions ne sont pas à la hauteur. Je ne croit pas. Parce que nous sommes tous des adultes. Parce que nous nous sommes tous impliqués dans notre métier et que la politique du bâton n'est pas toujours la solution. Alors pourquoi rendre cette inscription payante en plus d'obligatoire. N'aura-t-il pas été plus simple de mettre en place une procédure qui ne nécessite pas de se déplacer physiquement jusqu'à la préfecture?
Le deuxième argument avancée par les infirmières est que certaine branche ne sont pas représentée dans les institutions et qu'il y a beaucoup trop d'interlocuteur avec une voix différentes voire carrément brouillés car non spécifique. Je n'aborderait pas le dernier argument, celui qui dit que les grandes centrales sont trop éloignés du monde pour être efficace parce que je n'y croit pas mais ce sera l'occasion d'un autre billet. L'unification est une bonne chose mais si elle est conduite de façon démocratique. Il est nécessaire que les pratiques émergentes puissent s'exprimer aussi pour continuer sur leur lancée de développement. Et il est également nécessaire que les pratiques marginales soient respectées même si visiblement elles vont le rester. Un organisme unitaire n'est pas là pour étouffer les plus petits et négocier au nom du plus grand nombre mais pour respecter les spécificités de chacun et ne pas sacrifier certains sous prétextes qu'ils sont peu nombreux. C'est pour cela que la démocratie doit être rendu beaucoup plus transparente que dans l'ordre des médecins. A la fois pour que le public puisse s'y retrouver mais aussi pour garantir à chacun d'avoir un interlocuteur vers qui se tourner et qui puisse faire remonter efficacement les problèmes au plus haut niveau.
Le dernier point que je souhaiterais aborder est la notion de reconnaissance par le grand public. Il ne me semble pas qu'il soit mauvais quelque soit la profession. Certes ces métiers sont souvent jugés difficile, fatigant, sous rémunéré mais jamais je n'ai entendu qu'elles étaient un repaire d'incompétent, fainéants, seulement attirés par le profit. Certes pour un certain nombre de profession dont les ergothérapeutes, le nom même est inconnu mais la solution passe-t-elle par une institution qu'il ne connaîtront pas plus? Je ne croit pas non plus qu'elle passera par des affiche quatre par trois en pleine rue mais il y a une marge entre les deux.

Alors pour ou contre les ordres? Cette question est beaucoup trop complexe pour être répondu par oui ou non. Je suis contre un ordre des ergothérapeutes sur le modèle des médecins. Ce n'est pas une émancipation de la tutelle médicale, c'est au contraire une extension en imposant une organisation unique sur le modèle du plus fort. Mais qu'il soit nécessaire d'offrir un interlocuteur unique et démocratiquement gérée par l'ensemble des professionnels me semble être une nécessité. Parce que tous simplement, les intéressés sont souvent les plus aptes à savoir ce qui pourrait être bon pour eux.

Posté par Psychotique à 15:49 - Les luttes, les victoires - Commentaires [0] - Permalien [#]
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