02 décembre 2005
Bouffée délirante aigüe
La bouffée délirante aigue dite BDA pour les intimes est un épisode psychotique aiguë. Il s’agit de l’apparition d’un délire et d’hallucination chez un sujet jusque là considérer comme sain. Le délire est d’installation rapide, polymorphe, procédant d’altération des perceptions, d’intuition subite, de distorsion du jugement et de débordement imaginaire. Elle entraîne un bouleversement profond mais transitoire de la relation au monde extérieur et du fonctionnement psychique. La personne semble perdue, dans son monde. Elle ne reconnaît pas son état et ne revient pas à la réalité malgré toutes les tentatives. Elle passe du rire au larme sans qu’elle puisse en donner une raison logique.
La bouffée délirante à trois formes principales :
- les formes imaginatives. L’imagination et la fabulation déploient des fresques épiques, des aventures rocambolesques, des mondes fantastiques dans lequel le sujet semble perdu et qu’il semble découvrir au fur et à mesure de son récit
- les formes interprétatives : elles portent principalement sur des idées de préjudices ou des thématiques passionnelles
- les formes hallucinatoire : le syndrome d’influence est marqué et les hallucination accoustico-verbales sont au premier plan
Dans la moitié des cas, la BDA restera un accident unique. Dans un quart des cas, elle aura une évolution intermittente avec des récidives délirantes à éclipse. Le reste évolue vers une psychose chronique de type schizophrénie, psychose hallucinatoire ou délire paranoïaque.
22 août 2005
Courage de vivre
Rien de ce que l’on me dit ne me semble plus faux et déplacé que ce « tu es courageuse » récurent. C’est la phrase qui revient les plus souvent quand mes interlocuteurs connaissent tout ou au moins certaines parties de mon histoire. Rien ne m’énerve plus. Quel rapport avec le courage ? Je n’ai pas réellement eu le choix. Dans certaines situations, personne ne réfléchit. De nombreux vétérans contestent leur courage légendaire. D’après eux, ils ont simplement essayé de survivre. Dans une certaine mesure, c’est aussi mon cas. Oui, je me suis battue pour être ce que je suis actuellement. Plus que les autres, je ne sais pas. Certainement et bien sur sont la réponse les plus courantes à cette question. Mais qui ne s’est pas battu durant son enfance ? Qui a eu une existence dorée sans anicroche aucune ? Qui n’a jamais vu ses parents s’énerver l’un contre l’autre ou contre soi ? Qui n’a jamais reçu le moindre coup ? Qui n’a jamais eu mal ? Qui ne s’est jamais blesser ? Je crois fermement qu’à toutes ses questions, une seule réponse est possible : personne. L’enfance idéale n’existe pas. Alors quel rapport avec le courage et la bravoure ?
Etre courageux, c’est faire le choix d’un parcours difficile, faire le choix de montrer l’exemple, faire le choix de résister contre les autres. Je n’ai pas fait ces chois. Et je ne sais pas si j’aurais pu les faire. Quand on a neuf ans et qu’on est en rééducation, personne ne vous demande votre avis. Je n’ai pas eu le choix. Je ne suis pas courageuse, juste adulte un peu plus tôt que les autres et dans un certain domaine seulement. Je ne suis pas courageuse, j’étais là au mauvais endroit au mauvais moment. Ceux qui sont courageux partent en mission humanitaire au fin fond d’un pays ravagé par la guerre, juste pour apporter un peu d’espoir à ceux qui sont oubliés. Ceux qui sont courageux luttent auprès des enfants pour que tous aient une éducation quels que soient leurs lieux de naissance et leur condition sociale. Ceux qui sont courageux accompagnent les prisonniers vers la rédemption. Ceux qui sont courageux aident tous ceux qui souffrent ou qui sont dans le besoin. Ceux qui sont courageux savent s’oublier pour laisser l’autre exister.
Je ne suis rein de tout ça. J’ai déjà suffisamment de problèmes sans m’occuper de ceux des autres. Je ne sais pas écouter quelqu’un sans m’identifier à lui ? Je ne suis pas courageuse. Je suis juste encore en vie.
22 avril 2005
Cyclothymie
Petite explication pour bien comprendre le message précédent
"Variante pathologique du tempérament cyclothymique normale, les personnalités cycloïdes, chaleureuses et extravertis, peuvent avoir l'aspect d'une hyperthymie permanente (personnailté hypomaniaque) ou se larquer par des oscillations entre hypomanie et dépression. S'il peut être déprimé, le cycloïde reste néanmois syntone."
Merci le Lamperière. Bon traduction pour tout le monde.
Autrement dit, les personnes cyclothymiques passent régulièrement de l'euphorie à la dépression. Mais même s'ils oscillent un peu plus que les autres, leur réactions restent adaptées à la situation qu'ils sont en train de vivre. En ce qui concerne l'évolution, les personnalités cycloïdes décompensent parfois en Psychose Maniaco-Dépressive (PMD pour les intimes).
04 avril 2005
Ambivalence
Petit cours de sémantique psychiatrique.
Le terme d'ambivalence est extrèmement utilisé en psychiatrie. Il signifie que les patients associe deux choses contradictoires en très peu de temps. Par exemple, le patient veut absolument voir sa famille mais si elle est la, il leur fait la tête voire refuse de les voire. Et dès qu'ils sont partis, il va redemander quand il revienne. Dans les acs les plus grave, le patient sera triste d'être heureux.
L'ambivalence est un des symptômes des psychoses mais elle est surtout présente chez les schyzophrènes.
14 mars 2005
Les modes d'hospitalisation
La vache, je suis trop en forme ce soir. Enfin promis, c'est mon dernier messagepour aujourd'hui. Alors je vais vous parler d'une chose qui m'énerve profodément. C'est les différents modes d'hospitalisation en psychitrie. Contrairement à une légende courante, on ne peut pas être hospitalisé en psychiatrie contre son consentement éclairé. Il va de soit que toutes personnes délirantes ne peut pas donner son avis éclairé, ça n'aura échapper à personne. C'est donc pour ces patients qu'il existe deux hospitalisation sous contrainte. Parlons déja de la sans contrainte, ensuite j'aborderrais les hospitalisations sous contrainte par ordre d'importance de la dite contrainte.
L'hospitalisation libre (HL pour les intimes) :
Comme son nom l'indique. La personne vient d'elle même et demande à être hosputalisé. Elle voit un psychiatre qui décide si sa demande est fondé ou non. Parfois les hospitalisations sous contrainte sont levé mais la personne reste en hospitalisation libre. C'est actuellement execivement rare dans les hopitaux psychiatrique.
L'hospitalisation à la demande d'un tiers (HDT) :
Celle ci est sous contrainte. Elle nécessite un certificat d'un médecin psychiatre et une lettre d'une personne de la famille ou de l'entourage proche. Cette personne demande l'hospitalisation à la place du patient. C'est souvent la plus difficile à faire prononcée. Elle est souvent vécue au début comme une persécution puis accepter. Elle est révocable à tous moment par une sortie quasiment sans formalité si l'équipe médicale estime que c'est possible.
L'hospitalisation d'office (HO) :
C'est la plus lourde. Elle nécessite le certificat médical de deux psychiatres différents dont un rattaché à la préfecture. Il s'agit d'un arreté preffectoral de 48 h prolongeable pour une quinzaine puis renouvellable tous les mois. Cela ne veut cependant pas dire que la sortie n'est pas possible durant ce mois mais juste qu'elle nécessite l'abrogation de l'arreté prefectorale. Ca prend à peu près une semaine mais c'est faisable. C'est aussi la plus courante dans les hopiatux. Si la famille refuse de signer l'HDT, c'est le dernier rempart.
26 février 2005
Les schizophrène, bis et repetita : le retour de la sémiologie
Yes, j'ai trouvé un truc clair sur les
schyzophrénie. Du coup, j'en fait profiter tout le monde des fois que
ça interrssse quelqu'un.
Les idées délirantes et hallucinations sont au premier plan. Les
patients peuvent devenir querelleurs et agressifs. C'est ceux qui
croient que la Sainte Vierge leur parle et les insultent.
Les troubles affectifs sont au premier plan. Les patients ont des idées
confuses, donnent l'impression d'être superficiels, affectés, ineptes,
niais. Ils sourient d'un air entendu ou ricanent sans motif. C'est le
mec qui parle bizarrement et qui se souviens de rien. Le boulet de base
quoi.
Les troubles de l'élan vital et de la motricité sont au premier plan.
Le patient reste immobile et ne réagit pas quand on essaye de le faire
sortir de son immobilité absolue. On peut également noter une activité
physique absurde, avec excitation. Bref soit c'est un légume soit c'est
un ventilateur.
Vu comme ça, c'est nettement plus simple.
Le patient a des antécédents de délire et d'hallucinations mais ceux-ci
ne jouent presque plus de rôle. On note essentiellement une diminution
de la compréhension, une incohérence de la pensée, un appauvrissement
des affects, un repli social et un manque d'intérêt de plus en plus
marqué.
Petite nouvelle du drame familial d'hier, après l'enterrement du ficus,
on va en racheter un cet aprèm. En espérant que celui la ne soit pas
aussi sensible au gel. Parce que geler dans un appartement ou il fait
23°, c'est quand même plus que louche.
09 février 2005
De la différence entre le psychosomatique et le psychologique
Aujourd'hui, ce n'est pas réellement une définition mais plutôt une
opposition que je vais essayer de vous expliquer. Dans un combat que
seul les psychiatres comprennent complètement, il y a à ma droite le
psychologique et à ma gauche, le psychosomatique. La différence à l'air
simple. Bien qu'il finissent tous les deux par "ique", ils se ressemble
pas trop. Premièrement, les présentations complète dixit le Petit
Robert.
"Psychologique : 1. Relatif à la psychologie, aux faits psychique. 2. Qui agit sur le psychisme."
Comme le Petit Robert aime bien être manipulé, encore une fois, il
n'est pas clair. Je vais donc reformuler la première définition.
Psychologique est un adjectif qualifiant tous phénomène ressenti
intellectuellement par une personne, que ce soit une émotion, un
souvenir, une pensée. D'après cette première définition, le médecin
d'hier nie tous les symptômes qu'elle n'a d'ailleur pas observée
puisqu'elle ne les a pas chercher. La deuxième définition m'interresse
beaucoups plus. "Qui agit sur le psychisme." Mais alors, toute maladie
est psychologique. Réflechissons un peu, la plupart des maladies
s'accompagnent de douleurs. Il n'a échapper a aucun de vous que la
douleur endort l'esprit mais qu'elle empêche le repos physique. Quand
on a mal, il est plus difficile de se concentrer, le caractère se
modifie et l'agressivité augmente. La maladie agit bien sur le
psychisme qui est l'ensemble des pensées, souvenirs et émotion d'une
personne. Même en l'absence de douleurs, le diagnostique d'une maladie
influe sur la pensée du malade. Il y a un "avant" et un "après" la
maladie. Qui peut prétendre être malde et que ça n'ai aucune influence
sur sa vie émotionnelle. Quel joli paradoxe que le Petit Robert
m'offre. En traduisant avec cette définition, la question du médecin
est "Est ce neurologique? Cela influt-il sur sa vie?" La quetion semble
tellement incongrue, qu'elle ne devrait même pas être poser. Et la tout
le message s'en retrouve transformer. Elle ne nie plus les symptômes,
au contraire, elle les exacerbe en les mettant au centre de sa
préccupation, en leur donnant un retentissement qu'ils ont bien sur,
mais que la médecine traditionnelle et prétendument objective préfère
nier. Ce n'est pas l'histoire du serpent qui se mord la queue, mais
elle y ressemble. Elle est même pire. En voulant cacher la misère, on
l'a mise sur le trône du rauyaume, c'est incongrue et c'est une belle
revanche de la sémantique sur les incapicuités profonde d'un médecin.
"Psychosomatique : 1.
Qui concerne à la fois le corps et l'esprit. 2. Se dit de troubles
organiques liés principalement à des facteurs d'ordre psychique
(conflit, etc) en l'absence de tous symptômes de maladie mentale."
Encore une fois, la deuxième définition m'interresse plus. Ce qui est
fondamentale, c'est l'affirmation de l'existence de troubles
organiques. Une maladie psychosomatique n'est pas moins grave ou plus
grave qu'une maladie purement physique. Elle est juste plus complexe.
La maladie existe et peut être traité par des médicaments, mais si rien
n'est fait aux niveaux psychique, elle reviendra encore et encore.
Juste un petit exemple pour vous démontrer qu'une maladie
psychosomatique n'est pas si éloigné de vous que ce que vous le pensé.
Vous avez déjà eu du mal à avaler? La gorge enflammé, les ganglions qui
doublent de volume? Mal à la tête, la voix enrouée? La plupart d'entre
vous ont associé l'ensemble de ces symptômes à une maladie bien connue
: l'angine. Mais ce que vous ignorez certainement c'est que plus de 97%
des angines sont psychosomatiques et c'est pour cela que "Les
antibiotiques, c'est pas automatique.". Quand vous avez les boules, au
sens imagé, c'est que vous avez du mal à avalaer quelques chsoe mais
que vous ne pouvez pas en parler. Eh bien physiquement c'est pareil.
Bien sur, vous pouvez faire partie des 3% sans composantes
psychologique, vous dire que vous avez oubliez votre écharpe ce matin
et que c'est pour cela que vous avez attraper une angine ou que vous
avez couru après le bus. Mais le fait reste la. Les malaides
psychosomatique concerne tous le monde et n'en nécessite pas moins un
traitement. C'est pas la peine d'essayer de faire passer une angine en
vous persaudant que "oui, j'ai un problème de communication avec telle
personne et je vais le régler.", ca marche pas. Je peux vous dire que
j'ai essayer et que du coups, je me suis retrouvé avec une infection
ORL d'enfer. Alors ne minimiser pas votre angne sous ce prétexte parce
que mieux vaut prévenir que guérir.
Pour en revenir au sujet initial, la différence entre le psychologique
et le psychosomatique dans leur acception commune est que dans un cas,
vous êtes un menteur et vous n'avez pas vraiment mal. Juste un vague
malaise ou une angoisse. Tandis que dans l'autre, vous êtes vraiment
malade et vous pouvez vraiment en mourrir mais un traitement physique
seul ne peut résoudre la maladie. Donc soit votre médecin vous traite
de menteur, soit il vous dit que c'est pas que physique. Les deux sont
difficiles à entendre, je vous l'accorde. Mais je crois que l'un est
plus facilement avalable que l'autre. Enfin rassuré vous, je n'ai pas
d'angine, les psychotiques somatise assez peu contrairement aux
névrotiques. Encore un aventage que j'ai sur le commun des mortels.
A au fait, si votre médecin vous dit que c'est "certainement
psychologique." Demandez lui de préciser sa pensée sans vous vexer
immédiatement. Plus de quatre vingt dix pour cent des généralistes ne
saisissent pas la différence entre ces deux mots. C'est trop abstrait
pour eux. C'est comme indépendance et autonomie, ça ne concerne que les
sous-fifre, les psychiatres et les ergos, alors ils vont quand même pas
se pencher sur leur dictionnaire pour les beaux yeux de gens qui ne
savent même pas ce qu'est la médecine.
Pour dériger à la régle, je ne vous souhaite pas une nuit angoissé. Je
sens que le clavier va encore chauffé alors à plus tard. Et arréter de
vous ronger les ongles, qu'est ce que vous allez faire demain? Vous
mangez les doigts?
08 février 2005
L'ergothérapie
Chose promis, chose due. Aujourd'hui, je vais tenter de définir ce qu'est l'ergothérapie. Vaste programme.
Començons par le petit robert, on sait jamais, ils ont peut-être une définition simple.
"Ergothérapie : Thérapeutique par l'activité physique, manuelle,
spécialement utilisée dans les affections mentales comme moyen de
réadaptation sociale"
Mouais. Celui qui a écrit ça, il doit jamais
avoir vus un ergothérapeute au travail ou alors c'étais il y a très
longtemps. Enfin ne chicannons pas, c'est toujours une base pour
continuer. Décorticons la défintion du petit Robert.
Pour ce qui
est de l'activité physique et manuelle, je peux pas le nier,
l'ergothérapeute en fait. Sauf que ce n'est plus aussi systématique
qu'avant. Certains ergothérapeute qui travaille dans des centres de
rééducation ont complètement auculter cet aspect du métier pour faire
plus sérieux. Si un rééducateur vous donnes un panier à faire et qu'un
autre vous fait déplacer des cônes sur une table, c'est clair que celui
qui joue aux cônes à l'air plus sérieux. Bon on se demande si c'est
encore un ergo ou si c'est un kiné mais ça c'est un autre débat. Il ya
quand même une différence flagrante. Si vous êtes dans une salle de
rééducation ou on joue au dame, n'hésitez pas, c'est une salle
d'ergothérapie. Et oui, c'est pas précisez dans le dictionnaire mais on
joue beaucoups en ergothérapie et on discute pas mal aussi. C'est aussi
oublier mais une grande partie du travail de l'ergo se joue sur le
relationnel. C'est pas le tout que vous puissiez monter votre bras si
personne ne vous a écouter dans l'hôpital.
Pour le spécialement
utilisé dans les affections mentales, je suis presque d'accord. C'est
vrai qu'il y a pas mal d'ergo en psychiatrie mais c'est à peu près le
tiers des professionnels exercant aujourd'hui. C'est vrai qu'au début,
l'ergothérapie en fonctionnel, ça faisait pas mal rigoler. Mais
aujourd'hui grace à une évolution globale de la profession,
l'ergothérapie à acquis ces lettres de noblesse auprès de centre de
rééducation. Tout simplement parce que l'ergothérapeute est le
professionnel de l'indépendance. C'est peut-être con mais un patient
qui se lave tout seul, c'est un beau cadeau pour les infirmières et les
aides soignantes et elles en redemandent. La rééductaion des gestes de
la vie quotidienne (se laver, s'habiller, manger, passer du fauteuil au
lit), c'est encore le boulot de l'ergothérapeute. Et n'oublions pas le
patient tout fière de pouvoir dire à sa famille que maintenant, il se
lave tout seul. La famille, elle s'en fout et elle trouve ça débile,
mais c'est normal, ils se rendent pas compte d'a quel point c'est
difficile de faire ces gestes banals. Vopila tou ça pour dire que
l'ergo, c'est surtout le professionel de l'indépendance. Et à ce titre,
c'est lui qui va visiter les logements des patients et les aider à les
aménager pour qu'ils rencontrent le moins de difficuktés possible. Du
coups j'ai passer sous silence l'accès à l'ordinateur, les sinthèses
vocales, les fauteuils roulants et tout le tintiont mais je crois
qu'une définition simple de l'ergothérapie ça n'existe pas.
Si vous avez tenu jusque la, soyez soulager, j'ai plus rien à écrire
sur le sujet. Enfin si mais il faut bien que je e mette des limites
sinon, ça part dans tous les sens. Alors bonne nuit pleine d'insomnies
et d'angoisse, moi je vais me coucher.
07 février 2005
Petite définition
Bienvenue sur ce blog tout neuf.
Bon premier passage obligé :
se présenter. Je suis une jeune psychotique et je vis dans ce beau pays
qu'est la France. Qu'est ce qu'une psychotique? La ca devient
compliquer. Allons-y doucement. Vous connaissez Freud? Vous savez ce
qu'est un psychiatre? Vous le supportez pas? faite demi tour. Sinon
vous pouvez continuer.
Prennons une population au hasard.
Statistiquement d'après des études très sérieuses, 80% de le popualtion
est névrosé, 15% est psychotique et 5% est border line. Ca vous aide
pas à savoir ce qu'est un psychotique? Moi non plus mais c'est comme
ça. Après quelques années de recherches et de cours, j'ai découvert que
névrosé c'est un angoissé. Vous vous ronger les ongles, vous dormez
mal, vous vous demander de quoi sera fait demain? Bienvenue dans le
monde normal et par la même occasion dans le monde des névrosés. Ca
peut sembler bizarre mais si vous êtes angoissés, c'est que vous allez
bien et que cette société est faite pour vous. Réjouissez vous et
faites gaffe à vos ongles quand même, ils peuvent toujours servir.
Si vous ne vous êtes pas reconnu dans ce portrait, vous êtes dans la
merde. Enfin plutôt, il y a de fortes chances que vous soyez
psychotiques. Et psychotiques ca veut dire fous. La vous rigolez moins
et c'est normal. Bien sur, j'exagère à dessein mais sachez que toute
les pathologies psychiatriques lourdes (schizophrénie, maniaquo
dépression, paranoïa) sont des psychoses. Autrement dit, si vous péter
les plombs, vous alleéz pas faire la bonne petite dépression que tout
le monde comprend. Non, vous êtes différents, assumez. Si voptre vie se
passe mal, vous aurez une des pathologies sus-cités.
Mais comme
il y en a toujours quoi sont inclassable, il vous reste un espoir :
être border-line. Le border-line est une créature étrange qui n'a pas
su se décider entre les deux précédents. Il est angoissé mais pas trop,
fou mais pas trop. La vie est cool pour lui quoi. Le problème c'est que
si il pète les plombs, personne ne sait ce qu'il va faire. Soit il me
rejoint et devient psychotique et c'est à vie. Soit il fait une petite
dépression et il redevient border-line à la fin.
Bref vous
l'avez compris, je ne vous parle pas de psychologie de magazine féminin
mais bien de psychiatrie. Celle qui fait peur et qui pousse sous le
métro que se soit directement ou par un intermédiare. Et dans ce monde
inadapté au fou, je me cache, j'essaie d'être comme tout le monde. En
ce moment, je réussit pas mal. Je suis en étude supérieur, dans une
école d'ergothérapie. Encore un mot barbare à définir mais ça c'est
pour demain, vous avez suffisament à digirer aujourd'hui (et en plus je
suis pas un dictionnaire). Je suis en deuxième année après une première
année haut la main. et le miracle, c'est que je peux dire que je suis
une personnalité schyzoïde sans faire trembler personne. Bon il me
surveille bien un peu quand je délire trop mais sinon, c'est le pied. Enfin
une école adaptée aux psychotiques. Vive l'ergothérapie et vive les
psychotiques. Sur ce, bonne soirée et ruminez bien cette nuit. Moi je
vais me couchez à moins qu'un délire me prennent et fasse que mon
clavier devienne brûlant.