Une psychotique chez les névrosés

Vous êtes vous déjà demander ce que vivait les fous dans un monde qui ne leur ressemble pas. Alors bienvenue dans mes délires et mes souvenirs. Et parce que parfois, les fous passent inaperçus et ont un métier, ils leur arrivent d'avoir un point de vue su

10 mai 2005

Comment?

Mes délires
Cela fait un moment que j'ai inaugiré cette catégorie. J'y ai poster un pauvre petit message égaré sur un coups de tête mais ce n'était franchement pas l'usage que je voulait en faire au départ. Mais je me heurte à une question. Comment raconter mes délires. La première difficulté c'est de tout rassembler. La plupart de mes délires sont peu ou pas construits. Par essence, ils sont hermétique et illogique. Ceux la, je ne m'en souvient générallement pas. La deuxième difficulté vient du fait que comme je les racontent quand je suis bien, je les rationnalise et les appauvrit. Et puis il y a surtout la deuxième question. Pourquoi faire? A quoi cela servirait que je vous racontes mes délires? Je ne sait pas trop. Parler du délire ne sert pas à le mettre à distance. Alors pourquoi faire? Pour évaluer leur évolution ou pour m'autoapitoyer sur mon sort de schyzoïde? La question est ardue et je n'ai pas la réponse pour l'instant. La seule que j'ai est rationnalisante à l'extrême. Au début, je voulait les raconter pour montrer à des personnes non familière de la psychiatrie ce qu'est un délire et pour en quelque sorte créer une "bibliothèque" de délire pour les égarés de google. Mais avec quelques mois et quelques postes de plus, je me rend compte que ce n'était qu'un leurre. le problème cest que je ne suis pas encore arriver jusqu'à la véritable raison.
Affaire à suivre...

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09 février 2005

La gloire de ma mère

Je me suis rendu compte aujourd'hui en discutant avec un border line de ma promo d'a quel point ma mère était un sainte femme. Surtout ce week-end, je dois bien l'avouer. Comme toute psychotique qui se respecte, il arrive que je "décompense". En gros je délire vraiment mais je peux pas m'en empêcher. Mais comme je ne suis pas trop folle, ça n'arrive que chez moi et durant le week-end, ce qui fait que c'est souvent ma mère qui se trouve en première ligne. Mais il faut d'abord que je vous livre un secret. J'ai un bébé schtroumpf en peluche. Qui a dit rien d'extraordinaire? Il est extraordinaire Bébé schtroumpf. Il est rose et bleu violet. Oui je sais normalement ses vêtements sont blanc et sa peau est bleu mais le mien, il a eu un accident de machine à laver quand il était petit mais je l'aime quand même. Bref reprenons, mon Bébé schtroumpf et moi, c'est toute une histoire. Je ne vais pas vous refaire la théorie de la psychose mais en gros ce n’est pas un bête doudou mais un objet transitionnel. C'est ce qui me permet de rentrer en contact avec le monde quand je suis en plein délire. C'est aussi ce qui explique que je délire que chez moi puisque ma mère a eu la bonne idée d'interdire à Bébé schtroumpf de sortir de la maison et cela depuis que j'ai cinq ans. C'est con mais c'est tellement ancré que si je le faisais, je sais pas trop ce qui se passerait. Bébé schtroumpf passe donc sa semaine dans mon lit chez mes parents à attendre mon retour le week-end.

Bon retour au sujet initial, je vous parlais de mon délire de ce week-end. J'étais dans la cuisine avec ma mère qui faisait à manger. Je discutais avec Bébé schtroumpf et ma mère. Ben oui avec Bébé schtroumpf aussi. Je vous ai dit que je délirais, je rigolais pas. Et puis Bébé schtroumpf a eu envie de sauter dans les bras de ma mère, donc il sauté. Pas de chance pour lui, il est un peu petit et ma mère ne l’a pas rattrapé et il est atterrit dans l'évier ou ma mère venait d'égoutter la faisselle. Je ne vous dis pas la cata et la crise complète. Bébé schtroumpf avait du fromage blanc plein le bonnet et sentais bon le yaourt. Le bonheur à prendre dans ses bras quoi. Ma mère très calmement m'a dit qu'une machine était prête à partir et qu'elle allait le rajouter et que dans une heure, il serait propre. Mais quand je décompense, je suis un peu imperméable à la logique. J'avais peur que Bébé schtroumpf se noie ou change encore de couleur. Pas de problème, ma mère qui a du être psychiatre dans sa vie antérieur, a fait couler un bain pour Bébé schtroumpf dans le lavabo et l'a laver à la main en prenant soin de ne pas lui mettre de lessive dans les yeux. Elle était pas au bout de ses peines à mon grand (mais tardif) regret. Elle a voulu l'étendre sur le séchoir et là ça a été la panique le retour. Je lui ai dit sans m'énerver, ce qui est quand même positif, que si je la suspendais par un pied à la sortie de son bain jusqu'à ce qu'elle soit sèche à la sortie de son bain, elle n’aimera pas. Ma mère a décidément solution à tout et a étendu une serviette sur les fils avant de déposer Bébé schtroumpf par dessus. Il la, il tais super content parce qu'il faisais du tapis volant. Résultat pratique : la blanquette avait un arrière goût de crame, et le riz était bien collant. Où est le rapport? Ben vous avez déjà essayé de cuisiner dans la salle de bain? Elle a des talents ma mère mais pas celui d'être à deux endroits à la fois.

Tout ça pour vous dire que quand je suis complètement lucide comme aujourd'hui, je suis souvent moins drôle mais en même temps je suis beaucoup plus grave et critique. Je me rend compte d'a quel point ma famille a du développer des trésors d'imagination et de force morale pour me canaliser. C'est grâce à eux si aujourd'hui, je suis pas complètement folle et en même temps, ils tolèrent des choses qui ferraient que le premier venu me ferait interner sans se poser de questions. Et ce en quoi, ils auraient parfois raison. De l'extérieur, ma famille passe pour être un modèle d'équilibre. Cinq enfants, qui font tous d'excellentes études, Bac S avec mention pour tous ceux qui ont l'âge de l'avoir passer, une future chercheuse, un futur ingénieur, une futur ergo (oui, je sais ça fait un peu tâche dans le paysage mais c'est pas de ma faute si je suis le vilain petit canard), un mariage qui dure depuis vingt cinq ans, une maison adaptée à la taille de la famille (donc très grande) et une collection d'aquarium impressionnante. Mon père a sa propre boite ou il emploi ma mère et cinq autres personnes. Il est sous traitant de boîte mondialement connu et n'a pas à se plaindre de sa situation. Et pourtant. Comment un tel modèle peut-il accepter quelqu'un qui délire vraiment. Je n'ai jamais compris ça. Comment, alors que la folie et le délire vrai sont insupportables pour tous névrosé normalement constituer, ma famille n'a pas encore explosé? La réponse est simple. Ceux qui ne sont pas psychotiques sont borderline. Comme ça, ça règle le problème. On délire tous dans notre coin et les borderline veille au minimum d'intendance nécessaire à la survie des autres. Et pourtant toutes les familles de névrosés que je connais m'envie ma famille. Il y viendra un week-end qu'il ne voudrait plus jamais y revenir. Mais ça je peux pas le dire. Il faut bien que j'entretienne le mythe de ma famille idéal sinon ma borderline de mère si dévoué va avoir un problème avec son inconscient et ça ça va être pas cool pour la nourriture, qu'elle fait habituellement très bien.

Voila rideau pour aujourd'hui. Jour à marquer d'une pierre blanche puisque neuf heures de cours sont plus efficaces que n'importe quel psychotrope. Ou alors c'est que comme j'ai décompensé sur mon clavier hier, j'étais libre aujourd'hui. Je ne sais pas trop mais en tout cas, j'ai été clair toute la journée et c'est une bonne nouvelle pour moi même si c'en est pas une pour vous. Bonne nuit et à demain.

Posté par Psychotique à 22:31 - Mes délires - Commentaires [0] - Permalien [#]
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