Une psychotique chez les névrosés

Vous êtes vous déjà demander ce que vivait les fous dans un monde qui ne leur ressemble pas. Alors bienvenue dans mes délires et mes souvenirs. Et parce que parfois, les fous passent inaperçus et ont un métier, ils leur arrivent d'avoir un point de vue su

03 décembre 2009

Le calme, élément de cohérence?

Il y a des moments ou je sais pourquoi je ne parle de ma maladie que sur ce blog ou à quelques persopnnes triés sur le volet. Un article intitulé Crime antisémite ou geste démentiel ? La justice examine le meurtre d'un DJ m'a fait revenir vers cet espace. En gros, l'avocat de la famille du défunt explique que l'auteur ne peut être que responsable puisqu'il était souriant et calme durant sa garde à vue.

L'argument peut paraître logique mais fait surtout montre d'une incompréhension totale de la schyzophrénie. Moi aussi il m'arrive d'entre des voix quand je vais mal. Et pourtant, il m'arrive d'avoir des moments de calme et même de sourire dans ces moments là. Parce qu'à ce moment précis, le voix me raconte une blague, me chante une chanson douce ou me fait des compliments. Dans l'esprit de beaucoup de gens, une voix est forcément terrifiante, mauvaise, insultante bref une vraie belle mère. De mon expérience certes limité et unique mais tout de même existante, elle est beaucoup plus complexe. Parfois elle cajole, d'autre fois elle menace. Je ne connaît ni cette affaire ni l'un de ses protagoniste, mais si l'auteur pensait qu'il fallait tuer quelqu'un pour que lui puisse revivre, il n'y a rien d'étonnant à ce que son passage à l'acte l'est calmé. C'est même l'un des "trucs" que ma mère utilise depuis longtemps avec moi quand je vais mal. Elle cherche le clash et puis après ça va mieux. Ca ne veut pas dire qu'il n'est pas nécessaire de revoir le traitement en parralèle mais juste que ca permet un soulagement partiel et plus ou moins durable. C'est sur le fond assez comparable à une enguelade. Des fois ça soulage tellement que le monde devient tout rose après. Mais c'est pas pour ça que la raison de l'engeulade change. Pour aller plus loin, j'ai aussi vu en stage, des gens d'un calme olympien pourtant persuader qu'ils étaient le nouveau messie voire Dieu lui même. Au contraire, je me souvient d'un homme assez agé, schyzophrène jusqu'au bout des ongles. Un jour que je le prennait en cahrge, il m'avait expliquer qu'étant Dieu, il était le monde. Alors,il essayait le plus possible d'être calme parce que déjà que ses battements de coeur provoquaient des tremeblements de terres, alors je vous dit pas quand il s'énervait. Il était persuader que sa dernière colère datait de 1933 et qua ça avait créer Hitler et le parti nazi. Je peux comprendre qu'il reste aussi calme que possible mais c'est pas pour ça que cet homme n'est pas pénalement irresponsable...

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31 octobre 2006

Elisons...

Depuis que j'ai choisi une certaine forme d'engagement, je suis assez surprise de ce que je découvre. En réalité les étudiants sont loin d'être égaux entre eux. L'université c'est un peu la jungle et c'est surtout un système extrêmement pyramidal.

A la pointe, il y a le président. Il a à peu près tous les pouvoirs et c'est donc un poste très convoité. Pour l'obtenir, il y a une élection et rarement un candidat unique. La campagne est à l'image du lieu. A moitié sur le fond et à moitié sur la forme. Le choix du vote est donc à la fois un choix stratégique et une promesse d'une parcelle de pouvoir pour le camps des vainqueurs. L'élection du président concerne donc l'ensemble de l'université à l'exception de ceux qui n'ont aucun pouvoir et aucun espoir d'en avoir : les étudiants lambda.

Justement intéressons nous à l'autre extrémité de la pyramide. Les étudiants lambda sont certainement les plus nombreux au sein de l'université. Ils n'ont qu'une seule chose : leur carte d'étudiants. Ni affiliation à une association étudiante, ni rôle particulier au sein de l'université. Ils sont les consommateurs, ceux qui restent anonyme, ceux que les administratifs baladent d'un service à l'autre, ceux qui obtiennent les plus mauvais emploi du temps, les plus mauvaises options, les plus mauvais TD, les mauvaises filières, qui cumulent problèmes administratifs et voir carrément pédagogiques (notes perdus et autres matières non validés). Bref se sont les plus malheureux et les plus perdus.

Juste au dessus, il y a toute une frange d'étudiants qui bénéficient de soutiens divers et variés. Il y a deux catégories parmi eux qui se recoupent parfois. Il y a les « fils de » qui connaissent les ficelles pour obtenir mieux que le vulgum pecun par transmission filiales du savoir. Et de l'autre cotés, il y a les « affiliés », ceux qui se sont choisis, en connaissance de cause ou non, une organisation protectrice. Toute n'ont pas le même pouvoir. L'idéale étant une organisation qui possède un ou plusieurs élus dans les « conseils centraux », c'est à dire le conseil d'administration ou le conseil des études et de la vie universitaire (respectivement CA et CEVU). Ces élus ont une importance fondamentale pour le pouvoir d'une organisation. En effet, les élus professeurs ou administratifs courtisent ces élus car ce sont eux qui font la différence au final dans les votes, car ce sont les seuls à ne pas être figés dans l'optique d'une meilleure carrière. Les votes sont bien surs « acheter » à coups d'inscription d'ami, de meilleures emploi du temps, de locaux, d'affiches ou divers autres « services ». Il est évident que plus l'enjeu du vote est important plus les gains sont proportionnés. Dans le cas de l'élection du président évoqué plus haut, il devient crucial. Miser sur le bon cheval peux transformer des dizaines de difficiles négociations au cas par cas par un simple « Bonjour c'est nous. ». Le hic, c'est que l'inverse est tout aussi vrai et bien plus problématique. Ceci explique certainement l'effervescence et les très longues heures de dissertations au sein des états majors de ces organisations. Le tout étant bien évidement de s'assurer que le candidat choisit aura intérêt à tenir ses promesses.

Je déteste cet état de fait. Etre courtiser, le savoir et en profiter. J'assume mal de le faire. Mais simplement, il y a une réalité. Aider les étudiants nécessite une parcelle de pouvoir. Et il ne s'obtient que par la stratégie. Je l'imaginait mal en m'engageant. Je croyais en la justice, en la pureté des intentions et des moyens. Mais dans le monde réel, le pouvoir vient au pouvoir et finalement être utile c'est aussi avoir du pouvoir. Alors même si je n'apprécie pas forcément la situation, je le fait. Parce que tant qu'il y aura des étudiants qui galèrent, il y aura besoin d'autres étudiants qui ont une microparcelle de pouvoir.

 

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05 octobre 2006

Retour à la vie estudiantine

Ca y est bientôt le rentrée. Ca me fais bizarre. J'ai des échos de mes anciens camarades. Tous ont un boulot, ils travaillent, s'installent, commencent la vie d'adulte quoi.
Et pourtant. Je suis aller à la réunion de pré rentrée de mon master et je suis étonné de l'âge moyen de mes camarades. je suis quasiment la plus jeune et pourtant j'ai pris quelques années de retard dans mes études. Visiblement c'est pas vraiment un cursus très rechercher. Enfin on verra bien les cours la semaine prochaine...

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05 mai 2006

Oublier pour ne pas haïr

Ne laissez que des cendres et l’horreur en héritage. Et en être fière. Ne pas comprendre le dégoût de ces héritiers. Pestez contre la déliquescence de ceux qui prennent véritablement conscience de la valeur de ce qui est donner. Confondre l’argent et l’amour.  Croire que tout à un prix et que l’argent n’a pas d’odeur. Confondre sa famille et une entreprise. Dominer tout, contrôler tout. Croire plus que tout au complot général. Chercher les boucs émissaires, ceux qui détruisent ce qui n’est qu’une illusion. Et les haïr simplement parce qu’ils sont là. Avoir peur de tout, de tous et surtout des inconnus. Croire que la jeunesse à besoin d’une bonne guerre. Pensez que ceux qui s’aiment sont des monstres, juste parce qu’il s’affiche et qu’ils ne veulent pas juste se reproduire et respecter les convenances. Croire que la pauvreté se choisit toujours. Plaindre le pauvre ami victime de tous ces profiteurs qui n’a même pas de quoi vivre parce que les étrangers et les fainéants piquent tous l’argent. Pensez que la seule vérité et celle que l’on martèle.

 

Je vous hais plus que tout. Je ne devrait pas, c’est vous donnez trop d’importances. Certainement que jamais vous ne lirez ce message mais j’ai besoin de le hurler. Vous êtes les responsables de vos propres problèmes. L’argent à une odeur et le votre sent la mort. Vos sourires me font vomir, vos rires résonnent de la souffrance que vous engendrez. Regardez autour de vous et voyez. Voyez ce que vous avez réussi, voyez ce que vous avez gâché. L’honneur vaut-il temps de malheur ? La fierté est-elle raciste ? Je ne plierais pas. C’est trop tard, j’ai choisi. Oh peut-être que cette haine me détruira. Mais une vie libre trop courte vaut trois milliards de vie longue et soumise. Il est trop tard, vous me faîtes horreur. Je ne veux pas de votre avenir. Je ne veux pas de vos idées d’éternité. Je n’ai pas besoin de classer les gens. Je n’espère même pas que vous compreniez un jour. Oubliez moi. Je vais me débrouiller et rejoindre le lot de tous ces paumés qui ne savent pas où est la grandeur de la France. Gardez votre fric qui me fait horreur, je n’aurais même pas la force de le donner à une association caritative, il me fait trop horreur. Oubliez moi, que je puisse enfin ne plus vous haïr mais simplement me foutre de votre existence.

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27 mars 2006

La Re-doute

Travailler devient de plus en plus dur depuios quelque temps. L'inpression de ne pas voir la fin, de ne pas pouvoir m'en sortir aussi. Mon traitement a baisser masi je me rend compte du temps que j'ai perdu. Les évaluation de décembre sont catastrophiques, je sais même pas comment j'ai pu autant travailler et être aussi peut productive. Certes les neuroleptiques ça assome mais j'ai comme un doute. Un petit doute qui me dit que je ne l'aurait pas, que je bosse pourdu vent. un gros doute aussi qui me retient dans la (très relative) sécurité de l'école. Même si je suis en conflit avec la direction au moins là, j'ai mes repères, je sais ce qui m'attend et ce que je peux attendre.
Bien sur, j'ai envie de partir. Tout d'abort parce qu'Ils n'ont pas vus que j'avais beaucoups changer en trois ans et que j'ai envie de concrétiser ce nouveau départ que j'ai pris depusi quelques mois. Mais en même temps, changer de fac, passer l'examen, devenir ergothérapeute... Tant de changement à la fois.
Peut-être aussi parce que mon mémoire n'avance pas, que j'ai l'impression de patauger et qu'il ne vaut rien. Je n'en suis pas contente. Je n'ai pas atteind et je n'atteindrait pas les objectifs que je m'était fixer. peut-être que je suis trop ambitieuse. Ceux qui me suivent me disent qu'ils en sont agréablement surpris et qu'il est d'un bon niveau. Oui mais voilà, je doute. Je le trouves nul parce que ej'en espérait plus. Peut-être que finallement, c'est ça mon problème. Ne pas savoir se contenter de ce que j'ai et toujours espérer plus.
Je sature, je n'en voit pas la fin et en même temps, je n'ai pas envie que ça se finnisse. De toute façon pour l'instant à moins d'un miracle, ce n'est pas le DE qui posera problème mais les évaluations; Je ne sait pas comment je vais ppouvoir ratrapper le fiasco de décembre. Je n'ai pas en,vie de redoubler. J'ai déjà trop de retard. Je ne sait pas si je ferait une deuxième troisième année. Mais en même temps ai-je le choix? Je ne vais pas aller sur le marché du travail sans diplôme?
Je déteste l'insécurité. Même si j'ai fait des progrès dans le domaine de la confiance en moi, j'ai l'impression de revenir en arrière. Il ya trop de pression, trop d'interrogations. Et le doute, qui reste insidieux. En suis-je vraiment capable?

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05 mars 2006

Les larmes

Certains cours trouvent une résonance toute particulière en moi. Mais l'autre jour alors que je regardais autour de moi pour cacher mon malaise, je t'ai vue. Enfin plutôt j'ai vu tes yeux humides de larmes. Quelle n'a pas été ma surprise. Et j'ai repensé à ce commentaire si rageur. « Et si tu ouvrais les yeux tu verrais sûrement que y a pas que toi qui a un parcours "atypique" qu'on n'est pas la par hasard... ». Bien sûr je le savais avant même que ça vienne sur mon blog. Mais en fait ce n’est pas vraiment ce fait qui m’a surpris mais ce sont tes larmes. Toi qui affiche au monde une certaine vigueur voire dans certains cas une agressivité et une virulence latente. Bien sur que nous avons tous nos blessures, sinon nous ne serions pas là. Mais ces larmes dans ce cours si particulier trouvaient une autre résonance, une autre dimension à ton comportement et à ce que tu laisses paraître. Mais je n’irai pas vers toi. On n’efface pas trois ans de côtoiements d’un revers de main ou d’un simple regard. Je ne veux pas qu’on me juge pour ce que j’ai été. Je ne veux pas qu’on vienne me voir pour ce que je ne suis plus. Alors je n’irai pas te voir. Par respect tous simplement. Par timidité aussi certainement. Rien ne changera dans nos places respectives au sein de la promo. Pourquoi ? Bien sûr aujourd’hui je suis bien plus armé et quelque fois, je pense à tisser des liens. Mais il est trop tard. Trois mois pour construire avec un retard de trois ans. Je n’ai pas la force. Je n’ai pas l’envie. Dans trois mois, je serais ailleurs, sans passif, comme dans les stages. Et là je construirai. Autre chose me retient c’est certain. Je ne veux pas savoir. Surtout pas. L’auteur de ce fameux commentaire rode dans la classe. Mais je préfère qu’il reste un fantôme. Après tout lui et moi, on se comprend si bien.

 

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25 mai 2005

Le nouveau mémoire de fin d'étude

Tout le monde s'en fout mais j'ai décider de pousser mon coups de geule contre ce qui est pompeusement appeler "Mémoire de recherche" et qui doit désormais valider le diplôme d'état d'ergothérapeute. Ceux qui passent le DE cette année doivent présenter deux notes cliniques de 20 pages chacunes, de préférence, une en psychiatre et une en fonctionnel. Ils doivent donc présenter et analyser la prise en charge de deux patients pour pouvoir se présenter à un oral de quarante minutes où le dossier qu'ils présenteront sera tiré au sort. Cette présentation compte pour 50% du DE, contrairement à beaucoup d'autres professions avec un record de 10% pour les kinés. Ca parait simple et en lien avec nos études. Mais voila, ça ne faisait pas assez "professionnels" et ne mettait pas assez en valeurs les ergos par rapport aux autres paramédicaux. D'où cette réforme foireuse objet de mon courroux. Désormais, ma promo et toutes celles qui suivront devront produire un mémoire de recherche de 40 pages. Cette recherche pourra être fondamentale ou appliqué et dans tous les domaines touchant à l'ergothérapie. C'est vaste et pompeux n'est-il pas?

Petit rappel. Ce diplôme mirobolant équivaut quand même royalement à un Bac +2 donc à un DEUG. Est ce qu'on demande à des étudiants de DEUG de faire de la recherche. Non. Mais nous les supers étudiants d'ergothérapie sommes bien au dessus de cette masse inculte et pouvons sans problème nous y plier. Ce mémoire équivaut dans sa formulation à une maîtrise mais qu'a cela ne tienne. Vendons et valorisons au mieux notre cursus et notre profession si peu connue du grand public. Tous les universitaires considèrent qu'on ne fait pas de recherche en dessous de bac +5 mais qu'à cela ne tiennent, nous ne sommes pas universitaires. Et puis cette formulation sonne si bien à l'oreille quelque peu précieuse de nos chers directeurs d'institut. Ceux qui avaient plus qu'un DE et qui avait vraiment un parcourt universitaires s'y sont opposé mais c'est parce qu'ils avaient une vision réductrice et dégradante de l'ergothérapie.
Autre détail, si léger et superficiel que j'hésite à le faire paraître dans mon argumentaire, aucun ergothérapeute diplômé ne fait de recherche. Mais nous sommes une super génération spontanés. Nous pouvons fouler au pied cette difficulté sans soucis. Rien ne nous arrêteras et surtout pas un argument aussi petit et bas que le manque de formation de nos prédécesseurs. Et à ceux qui enfonce le clou en disant que c'est ces professionnels non formés à la recherche qui vont former les jurys et juger de notre génie, la réponse est si facile. Partout en France va être organiser une mirifique journée de formation à la recherche pour tous les professionnels voulant accompagner ou juger cette superbe nouveauté qu'est le mémoire de recherche. Mais ne soyons pas radin, ceux qui le souhaiteront et qui seront particulièrement assidu pourront assister à huit journées de formations, puisque chaque école va organiser sa propre journée. J'en entant qui hurlent contre temps de luxe et d'attention, mais soyons modeste et réalistes. Qui pourra se payez ou se faire payez huit fois la même journée de formation avec, dans le meilleur des cas, six nuits d'hôtels? Déjà que la formation continue n'est pas acquise chez l'ensemble des ergothérapeutes et des cadres qui les dirigent. Mais qu'à cela ne tiennent, de tels arguments ne sont réservés qu'à la lie de la profession, celle qui refuse de voir la grandeur de notre profession et de sa formation.

Et pour finir cette partie, enfonçons nous jusqu’au fondement de l’horreur abject des détracteurs de cette grande réforme. Il n’y a pas de recherche en psychiatrie, que ce soit par des médecins, des psychologues, des sociologues, ou toutes autres professions universitaires reconnus. La j’ai peur de m’écorcher ma pensée si géniale, en admettant cette vérité si absurde. Il est tellement évident que s’il n’y a pas de recherches, c’est parce que personne n’a encore oser ce frotter à ce défi, si peu complexe pour nous dont les compétences sont si mirobolantes.

Et puis il y a la réalité, asséner aux étudiants comme la parole divine et salvatrice. Nous ne sommes pas obliger de produire de la connaissance. Nous pouvons nous contenter de reprendre ou de résumer ce qui a déjà été fait sur un sujet. Rien n'a été fait en recherche en ergothérapie en France. Vraiment quelle vilenie de le rappeler. Heureusement les américains et les canadiens sont là pour nous sauver. Nous pouvons royalement sur ces écrits dont la culture est si radicalement différentes qu'elle nous en parait absurde. Et que ceux qui ne parlent pas anglais se jettent immédiatement du pont le plus proche. Il est inadmissible qu'une génération de génies comme la notre ne parlent pas cette langue internationale et se contentent du français. D’autant plus qu’aucune heure de notre cursus n’est consacrée à cet acquis si fondamental pour passer le concours. Certes, je m’enfonce puisque je suis bilingue mais il me sembla quand même passer pour une extra terrestre quand je vais voir les films en VO ou quand je préfère lire Winnicott dans sa langue natale pour éviter les contre sens de traductions. Mais vraiment quelle vilenie de rappeler cela. Il me suffira de traduire les textes pour ceux qui ne partagent pas ma connaissance. Soyons solidaire, c’est notre seule voix de salut. Je suis la seule à lire l’anglais technique ? Mais qu’est donc que traduire quarante bibliographies d’une quinzaines de références chacune ? Un an de travail pour un traducteur professionnel ? Mais voyons quel manque de volonté et de solidarité que cette démonstration de mauvaise foi.

E puis ce mot « recherche » n’est qu’un mot, qu’un titre. Le Larousse nous achève de son « chercher à connaître, à définir ce qui est peu ou mal connu ». Mais vraiment ce n’est qu’un mot. Nous ergothérapeutes sommes tellement puissants que nous pouvons lui donner le sens que nous choisirons. Et ce sens sera celui qui nous arrangera. Mais attention, ne jamais oublier que l’ergothérapie est centrée sur la « globalité de la personne », expression ridicule s’il en est, et que cela doit se sentir dans notre recherche.

 

Nos pouvoirs vont jusqu’à faire plier la sémantiques alors qui pourra nous arrêtera. Explorons ce vaste et merveilleux monde qu’est l’ergothérapie. Et que ceux qui affirment que cette réforme va tuer la recherche en ergothérapie et nous rendre définitivement ridicules auprès des autres professions qui elles font de la « vraie » recherche se taisent. De tels incroyants ne sont bons que pour le bûcher. Et fonçons joyeusement vers la mur. Après tout, ce n'est que notre avenir et qu'un simple diplôme. Alors ne soyons pas mesquins et écartons ces angoisses puériles de changement.

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04 mai 2005

Réputation, le sujet tabou

Aujourd'hui j'ai découvert un nouveau sdujet tabou : la réputation des différentes écoles d'ergo. Il y a huit école d'ergo en Frace dont trois publiques. Cinq sont dites "libres" puisqu'accessible sans passer par une première année de médecine. Ce qui est rigolo c'est que les deux ne sont pas systématiquement associés. Créteil est publique mais libre. C'est la seule dans ce cas. Mais revenons en au sujet initial.

Le prof nous expliquaient que les écoles d'infirmières ne se valent pas toutes. L'école par laquel les étudiants vont passer va conditionner leur poste. N'étant pas un spécialiste, il nous a demander ce qu'il en était en ergo. Il y a eu un grand blanc. Comme personne ne voulait répondre, je me suis lancer. J'ai expliquer que chaque école avait sa spécifité et son orientation (psy ou fonctionnel) ou s'en réclamait. Et que comme la plupart des ergos en place ont leur mot à dire sur les nouveaux, on trouve des "colonies"  d'ergo et de stagiaire de la même école dans certains centres. Mais il n'y a pas véritablement de classements des écoles d'ergo. Personne ne m'a contredit mai je connait leur point de vue. Mais comme ils sont trop timide pour s'exprimer, ce sera ma version qui circulera parmi les profs.

Je sait pour en avoir pas mal discuté de façon parfois très houleuse avec mes condsciples que peu partage ma vision des écoles. Pour un nombre plus que significatif de mes camarades, la meilleur école d'ergo de France, c'est la notre. Et le seul argument qu'il m'oppose c'est qu'ils y sont. La majorité n'ont pas choisit d'être ici mais c'est le seul concours ou l'école la moins chère qu'ils ont eus. Alors pourquoi seriont nous dans la meilleure école? Mais bien sur, j'aurai du y penser. La meilleure école ne peut recruter que les meilleurs étudiants. C'est tellement sympa de faire partie de l'élite de l'ergothérapie. Et le mieux, c'est de savoir que l'élite se sent chez elle dans les huit écoles.

Et surtout sur quel critère classer les écoles? Sur l'emploi? Il y a plus de postes disponible que de nouveaux diplomés. Donc à part ceux qui sont très exigent, tous les diploéms ont un postes en moins de six mois. Alors sur le salaire à la sortie? Quand les trois quarts sont des fonctionnaires, ça nivelle bien. Alors sur la qualité des directeurs? Dans certaines écoles, ils ne sont même pas reconnu par leurs étudiants alors par leur pair. Sur la qualité des proffesseurs? Et comment on mesure ça? Au nombre d'école dans lequels ils enseigne, au nombre de livres publiés ou aux notes de leurs étudiants? Et quel intérêt? Flatter l'ego des directeurs ou celui des étudiants? Mais les fantasmes de grandeurs continu de circuler parmi les étudiants. Pour quelles raisons? Parce que les névrosés ont besoins d'être rassurés. Et les psychotiques restent sur le bord du chemin.

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02 mai 2005

Lettre irresponsable

Comment dire tout ce que j’ai en tête. Tout se bouscule mais je savait qu’un jour ça devait arriver. Est ce que je pourrai continuer longtemps.

 

Cette question me hante depuis des années. Juste après que j’ai compris que voir des éléphants rose et qu’entendre des peluches parler n’était pas normal. Je suis une personnalité schizoïde, je le sait. Autrement dit, je suis à la limite de la pathologie. Dans mon cas, c’est plutôt une oscillation constante. Je ne voit jamais la limite. Je la franchit sans m’en rendre compte. Disons que la voix de la raison a oublier de se pencher sur mon berceau.

 

Je suis comme ça, je n’y peut rien mais j’ai peur. En réalité, je suis terrorisé. Je passe mes journées à me cacher. Je ne veut surtout pas qu’on sache. J’ai peur qu’on me surveille, qu’on m’interdise de vivre. Alors je me cache, je joue à être juste une psychotique au sens de la structure psychologique. Je joue à être quelqu’un d’autre. et c’est pour cela que tous les noms de ce lieu ont été changé. C’est aussi pour ça que vous ne verrez jamais les photos de mes œuvres même si j’en ai parfois envie. Je ne veut surtout pas que quelqu’un tombe ici par hasard et me reconnaisse. J’ai peur qu’ensuite tout soit beaucoup plus compliqué. C’est bizarre de toujours tourner comme ça autour du pot. Ce dont j’ai vraiment peur et qui m’oblige à me cacher tout le temps, c’est de décompenser. Me retrouver trop loin au delà de la normalité me terrorise. C’est pour cela que j’avais peur de faire ce stage. Ne pas savoir où est la limite est difficile. Mais me retrouver coincer entre des gens normaux et des gens malades m’effrayait.

 

Et puis quand j’ai rencontrer l’équipe, que j’ai vu leur chaleur et leur humanité, je me suis senti à l’aise. Je savait que quoi qu’il se passe, ils sauraient quoi faire et tout se passerai bien. J’y suis donc aller sans plus me poser de questions. Et aujourd’hui je m’y sent à l’aise. Plus que je n’y ai jamais été. Je suis à ma place. Je sert d’interface entre des schizophrènes et d’autres personnes. C’est aussi pour cela que mes référents me félicitent pour la finesse de mes analyses et de mes observations. C’est juste que je me regarde avec des lunettes grossissantes alors forcément, c’est facile de voir ce qui se passe. Mais en discutant avec Pierre aujourd’hui, j’ai été très choquer d’entendre certaines choses. Il était tomber si juste. Cela ne fais que cinq semaines qu’il ne connaît et il ne me voit que trente heures par semaines. Et pourtant, personne hors de ma famille proche n’a jamais été aussi proche de la vérité. Il m’a expliquer qu’il avait l’impression que je jouait à être à l’aise et que parfois je surjouait. Et que ce jeu pourrait me porter un énorme préjudice parce que tout le monde ne le verrait pas. Et que du coup, je pouvais passer pour fumiste, ce qui m’est déjà arriver. A force de renvoyer une image de confiance extrême, je pouvais renvoyer tout l’inverse.

 

Mais comment sortir de cette carapace que je me suis construite depuis des années. Et puis-je seulement encore en sortir. A l’époque, j’étais vraiment mal, jamais je ne me séparait de mon bébé stroumf ou de son substitut. Mes parents sont des gens extrèmement compréhensif. Ils m’ont laisser évoluer sans jamais m’enfermer. peut-être que c’était une erreur, peut-être pas. De toute façon, je n’aurai jamais cette réponse. Toujours est-il qu’avant de jouer à être quelqu’un d’autre, je restait constamment subdélirante. Maintenant, ce n’est plus le cas. J’ai trouver le moyen de concentrer cette énergie autrement. Bien sur, il y a des jours ou mes délires m’envahissent presque complètement. Mais j’ai toujours garder le contrôle jusqu’à présent. Et j’ai peur que de sortir de cette situation, de briser ma carapace me fasse déraper. Je suis terroriser à l’idée de basculer mais une partie de moi le veut vraiment. Finalement, qu’est ce qui est le plus angoissant d’être ou de risquer.

 

Ma vision des schizophrènes a beaucoup évoluer pendant ce stage. Parce que j’ai vu des gens qui avaient une vie très construite avec un travail, une famille et tout ce qu’on peut rêver, je me dit qu’être schizophrène n’est pas si terrible. Au moins, cela mettrait certaines choses en place. De plus en plus souvent, je décroche mon téléphone et j’appelle ma seule personne en qui j’ai vraiment confiance. Je ne le connaît pas vraiment. C’est un prof de l’école mais cela ne me gène pas. Par fragment, je lui raconte mon histoire et cela m’apaise. Je suis sur qu’il comprend beaucoup plus que ce qu’il me répond. C’est un véritable soutien. Bien sur, il n’est pas au courant de tout. Comment expliquer ?

 

C’est drôle quand je me retourne et que je regarde mon passé, je ne comprend pas que tout tienne en vingt et un ans. Pourquoi certains vivent quatre vingt dix ans sans jamais croiser un obstacle ? Pourquoi moi ai-je du faire à neuf ans un choix que des grand ponte de la médecine de cinquante ans avec trente ans d’expérience derrière eux ne savent pas faire ? Pourquoi ai je perdu tant d’amis ? Et surtout pourquoi moi ? Je suis un miracle de la médecine. Je fait parti de ces gens que tout le monde donnait mort mais j’ai survécu. Les médecins me pensait gravement handicapé, je n’ai aucun séquelle. Alors pourquoi ? Croire au destin ou en Dieu ne répond pas à ces questions, en tout cas pas pour moi. Je sais exactement pourquoi je suis entré en ergothérapie et je sais pourquoi ce métier me passionne autant. Mais est ce tenable ? Puis-je aider des gens à se reconstruire alors que je n’y ai jamais réussit. Certaines choses ne s’oublient pas. Certaines choses ne s’acceptent pas. Mais il faut bien vivre avec. On ne peut pas refaire le passé. Je ne regrette rien de ce que j’ai fait mais si je sait que certaines choses auraient pu être différente. Le temps n’arrange pas tout mais il aplanit. Les choix que l’on fait ne sont pas toujours les meilleurs, personne n’est infaillible. Mais pour la première fois depuis des années, je me sent complètement à ma place. Et qu’importe les décisions d’hommes et de femmes qui ne comprennent pas. Je resterait temps que je pourrait. Je suis étonné du nombre d’infirmiers et de psychiatres qui sont schizophrènes. Parfois ils ne sont même pas stabiliser. Mais ils ont une place, ces « emplois protégés », à la fois contesté et érigé en système. Alors je sais que dans un secteur ou dans l’autre, il y a une place pour une ergothérapeute à la limite de la schizophrénie. Et si je décompense, tout ne serra pas remis en cause.

 

Alors de plus en plus souvent je pense à briser cette carapace de faux semblants. Je suis doué pour détourné l’attention. J’excelle dès qu’il s’agit de théorie ou d’observer les autres. Mais dès qu’il s’agit de parler de moi, de me positionner, je suis bloquer. Alors j’esquive et je théorise. Jusqu’à maintenant ça passait. Mais je sait que pour le diplôme d’état, il va falloir que je me sorte les tripes, que je montrent qui je suis. Alors il ne me reste que deux solutions. Me construire une nouvelle carapace par dessus la première et endosser l’habit d’autres personnes. C’est certainement la solution la plus facile. Apprendre par cœur comment je devrait me comporter peut me permettre d’avoir mon diplôme. Mais après ? Je me pose rarement des questions sur l’avenir. Je fonce et puis voilà. Mais la je n’ai pas le choix. Ce n’est pas un ou deux ans que je suis en train de préparer, c’est quarante ans. Si je ne suis pas utopique au point de penser que je resterait au même poste toute ma vie, je pense garder le même métier. Et comme je suis allergique à la conothérapie, il va bien falloir que je me décide. Les phrases préprogrammé ne fonctionnent pas avec les patients. Ils sont bien plus fin que n’importe quel jury. Alors, il va me falloir adopter la deuxième solution. Il va falloir que j’aprenne à me positionner et à y rester, à ne pas fuir et à parler de mes choix sans crainte.

 

Je sais que c’est la première solution que tu a choisit Max et je ne te jette pas la pierre. Il n’y a pas si longtemps, c’était celle que j’était en train d’adopter. Mais aujourd’hui, le travail en psychiatrie est ce qui me motive et m’intéresse le plus. C’est le seul endroit ou je me sent libre. Je sait que j’ai encore beaucoup de progrès à faire et que le choix du stage de psychiatrie de troisième année sera cruciale. Mais c’est le premier projet auquel je tient autant. Je sait que c’est un défi énorme, certainement le plus gros et le plus lourd que j’aurai à relever de toute ma vie mais je n’ai jamais été aussi motiver. Et pour la première fois, j’ai réussit. J’ai poser le premier jalon en acceptant de me dévoiler même si c’est par écrit. Ce n’est pas un hasard si tout le début de ce texte à été écrit il y a trois semaines et que je ne le publie que maintenant, après la fin du stage. J’ai bien plus évoluer au cours de ces neuf semaines qu’au cours des cinq dernières années. J’est enfin un projet d’avenir avec lequel je me sent en phase. Et même si c’est énorme, même si c’est angoissant de se tourner vers tous ce potentiel d’années, même s’il va certainement que je m’inscrive au centre médicopsychologique de mon secteur, même si c’est l’ensemble de mon fonctionnement qu’il va falloir que je change, je suis prête à relever le défi. Je sait, parce qu’on en a longuement discuter que tu n’a jamais trouver le force d’entamer ce processus. Je ne sait d’ailleurs pas si c’est le bon mot. Tu préfère volonté, je préfèrerait déclic. Mais la différence c’est que je ne suis pas seul. Tu est la, Pierre et Marie aussi et puis il y a le Pr. V. dont je ne modifierait pas le nom, mon maître à penser, mon premier soutien et quelque part aussi mon modèle. Certes il ne me fait pas de cadeau et me secoue franchement de temps en temps mais c’est toujours nécessaire et justifier. Certains disent que c’est normale et que c’est son métier, qu’il est psychiatre et le fait toute la journée, que ce n’est absolument pas personnel et je sait que tu le pense. Mais pour être franche, je ne suis pas d’accord. S’il arrive à tend de chose et qu’il est l’un des piliers de l’école, de notre école puisque tu est passer par la même que moi, c’est qu’il y met ces tripes. Et si aujourd’hui il est encore là pour accueillir les premières années, c’est que nous tenons une place particulière dans son cœur. Et s’il ne refuse jamais un conseil, ceux qu’il soutient tout particulièrement et avec qui il a des contacts hors cadre régulier tiennent une place encore plus à part. Oui, le Pr. V. me soutient moi personnellement. Il ne le fait pas par pitié ou par charité, ni même parce que c’est son boulot. Il le fait parce que je lui ai accordé ma confiance, que je me suis tourné vers lui à un moment où j’ai bien faillit tout lâcher et je ne le regrette pas. Je sais que tu n’as pas fait ce choix et qu’au contraire, tu n’a jamais pu lui accorder ta confiance à cause de cet air débonnaire et superficiel qu’il aime à arborer. Mais il est border line et il ne s’en cache pas. Je refuse de t’analyser ou de te juger, ça t’appartient. Mais je refuse de m’enterrer dans un compromis. Tu l’a dit toi même, tu es mon miroir, le diplôme en plus. Tu as choisi ta voie, je choisi la mienne. Et qui vivra verra. Puisses tu un jour être toi aussi libérer.

 

Psychotique, futur ergothérapeute en psychiatrie et personnalité schizoïde

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25 avril 2005

Tristesse ou soulagement

Pour une fois, je sait pas trop par ou commencer. Déjà commencont par un petit rappel. Il y a dans le pavillon des adolescent un jeune psychopathe de dix neuf ans. Enfin je devrait plutôt dire il y avait. Il a été viré il y a presque deux semaines maintenant poour avoir consomer et introduit du canabis dans le pavillon. Comme il n'était la que pour des raisons sociales, les psychiatres ont pas trop hésiter. Et la semaine dernière, pendant que j'était en vacances, l'équipe à apprit le décès de ce jeune homme. Forcément ils ont culpabiliser d'autant plus que les inforamtions qu'ils avaient faisaient penser à un suicide délirant. Ils se sont dit qu'ils étaient passer à coté de quelques choses et qu'ils n'auraient pas du. Enfin bon, tout cela à été reprit en synthèse aujourd'hui.

La réalité semble être beaucoup moins pénalisante pour l'équipe. Il semblerait qu'il ne se soit pas suicider sur une impulsion soudaine mais que ce soit un jeu qui ai mal tourné. Il s'était trouver un stage de remise à niveau et c'est assez courant de ce genre d'endroit de se défier pour prouver sa valeur. Sa psychopathie l'aurait conduit à jouer avec la mort, beaucoup plus loin que les autres. Et à chercher la limite de la mort, il l'a trouver. Du coups ces camarades se sentent coupable puisqu'il est mort d'avoir relever leur défi. Le problème c'est que ces jeunes ne comprendront certainement jamais qu'il n'est pas mort de leur défi mais d'être psychopathe. Les psycopathes n'ont pas de limite. Pour eux tout est possible. Et c'est souvent cette toute puissance qui les pert soit par la mort soit par une arrestation. Celui la n'a juste pas résister bien longtemps.

D'un coté, la réunion était assez amusant. J'était avec une jeune infirmière, au centre de toutes les attentions parce que nous étiont jeune, que j'était stagaire, qu'elle avait découvert le canabis, qu'il nous avaient toutes les deux agréssés et que sais-je encore.  Dit comme ça, c'est sur qu'il n'y a rien de drôle. Mais en fait ce qui m'a amuser c'est le décallage qu'il existait entre ces attentions et la réalité. Je ne connaissait pas ce patient. On a du se croiser assez souvent et après je l'ai vu de façon plus raproché une minute dans un couloir. Ensuite je lai revu dix minutes en entretient avec le médecin. Et l'équipe qui a vécu au quotidien pendant deux mois avec lui s'occupaient plus de moi que d'eux. Etait-ce une façopn de déculpabiliser ou de ne pas penser à sa propre peine je n'en sait trop rien. Mais en tout cas, je vais certainement vous paraitre horrible, mais je m'en fout complètement qu'il soit mort. C'est l'un des aventages d'être psychotique. Tant qu'il n'y a pas de relation profonde et durable, les autres n'existent pas vraiment donc il n'y a pas de problème de deuil. J'ai senti que je n'était grnachement pas la plus affectée par cette mort et c'est pourtnat de moi qu'on s'occupait. Peut-être parce que justement je ne montrait aucune émotion alors que j'était celle pour qui c'était le plus "frais". J'en sait trop rien. Peut-être que je peut paraître très inquiétante quand je démontre mon absence total d'émotion. Ils se sont peut-être dit qu'il fallait crever l'abcès et que si je renfermait tout, j'allait leur claquer dans les doigts. En tout cas, cette attitude est un grand mystère pour moi.

Mais la réalité, c'est qu'au dela de la culpabiliter que tout le monde éprouve pour l'instant, c'est actuellemnt la meilleur solution qui c'est produite. Ses parents ne voulaient plus de lui car il effrayaient leurs autres enfants, nés de leur remariage respectif. Il était seul en France alors que sa mère vit au canada et son père en ukraine. Il ne pouvait pas vraiment rester à l'hôpital toute sa vie mais il n'existe pas de structures adaptée à ses difficultés. Mais maintenat tout le monde est soulager. L'équipe n'a plus à craindre qu'il attaque un autre patient dans le parc ou une jeune dans un couloir. Ses parents n'ont plus à se renvoyé perpétuellement sa garde comme une patate chaude. Sa famille fraçaise est tranquil puisqu'il ne débarquerat plus à l'improviste. La société est définitivement protégé de ce jeune homme extrèmement violent. et surtout il ne souffre plus. La morale que je trouve à cette histoire est peut-être que je suis beaucoup trop cynique à votre gout, cela veut seulement dire que vous êtes bien névrosé. Mais personellement en tant que psychotique, c'est la seule que je voit et c'est surtout la seule que j'accepte.

Posté par Psychotique à 19:22 - Prise de tête et cafetières brulantes - Commentaires [1] - Permalien [#]
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